Publié par Formation Médicale Continue

Pour une prévention globale et adaptée

Janvier 2018

 

Conseil National des généralistes enseignants 

 

Les dernières données de la littérature scientifique ont remis en cause la pertinence d’un dépistage systématique organisé du cancer du sein tel qu’actuellement proposé. L’enjeu est désormais de modifier sa mise en œuvre1.

A la suite de la récente concertation citoyenne1, un plan d’action pour la rénovation du dépistage organisé du cancer du sein a été publié2. Il propose d’offrir aux femmes âgées de 25 ans une « consultation dédiée à la prévention et au dépistage du cancer du sein », prise en charge à 100% par l’Assurance maladie.2 Ces femmes seraient invitées à consulter leur médecin généraliste (ou gynécologue) afin qu’il puisse :

Cette consultation dédiée au repérage populationnel du risque de cancer du sein à 25 ans n’a pas d’équivalent dans le monde et son intérêt n’a pas été évalué. Elle se heurte à plusieurs limites :

Les données épidémiologiques dans cette tranche d’âge incitent à s’attacher :

Enfin, le conseil scientifique du CNGE rappelle qu’en termes de prévention, la démarche doit être globale, centrée sur la personne et partagée avec le patient acteur de sa santé8.

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