Publié par Formation Médicale Continue

 

Impact de la polémique des pilules de troisième et quatrième générations sur la consultation pour contraception.

 


 

Conclusion


          La polémique sur les pilules de 3ème et 4ème génération a ouvert un débat national sur la contraception. Si elle a déclenché une peur exagérée sur le court terme, les médecins interrogés en retiennent certains points positifs sur les échanges qu'ils ont eu avec leurs patientes, les questions et les recherches qu'ils ont effectuées sur la contraception.


          Les médecins se sont essentiellement tournés vers les autorités sanitaires pour leurs recherches, certaines questions ont trouvé des réponses tardives avec des directives jugées peu claires. Plusieurs médecins se sont sentis en difficulté par rapport aux contradictions des FMC et des autorités sanitaires quant à la conduite à tenir pour la prescription des pilules de 3ème génération. Ils évoquent un lobbying pharmaceutique dont le médecin doit rester indépendant.


          Cette polémique amène à réfléchir sur le danger de la banalisation de la prise des médicaments d'une façon générale, des produits de prévention ou « non curatif » en particulier comme la COC. La prescription pour les médicaments remboursés ou non, doit rester le garant de la sécurité d'utilisation.

Les médecins interrogés ont remis en question leur conduite de consultation pour contraception. Une consultation au moins annuelle dédiée à la contraception paraît importante, avec un interrogatoire détaillé et répété dans le temps. Les symptômes d'accident thrombo-embolique sont expliqués aux patientes en cas de CHC, tout en sachant que chaque contraception présente des risques et que la pilule reste un bon contraceptif pour de nombreuses femmes.


          Enfin, il semble nécessaire de prendre en compte l'influence de plus en plus importante des médias et des informations qu'en retiennent les patients. Cette évolution est à inclure dans notre démarche de prise de décision, en demandant aux patients ce qu'ils pensent de leur statut, ce qu'ils soupçonnent à partir de leurs symptômes. Dans cette étude, les médecins ont utilisé cette polémique comme outil pour sensibiliser les patientes aux facteurs de risques cardio-vasculaires, argumenter un changement de prescription.

Les informations trouvées dans les médias permettraient au patient selon de nombreuses études de mieux aborder et mieux comprendre leur prise en charge. Cet outil ne doit pas être ignoré mais être utilisé de façon optimale tant au niveau de la prévention, de l'éducation, de l'organisation de la santé publique... qu'à l'occasion de conflits, scandales sanitaires.


 

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