Publié par Responsable éditorial

 26 avril au 2 mai 2011copieecran-2011-04-14-a-20.17.33.jpg

Semaine européenne de la vaccination

 Enfants, adolescents, jeunes adultes 

Penser à vérifier que les vaccins sont à jour

 

Infections Invasives à méningocoques : Méningites et septicémies à méningocoque

 

 

 

Les infections à méningocoque sont dues à des bactéries du même nom, qui peuvent être présentes dans le nez et le fond de la gorge (naso-pharynx). La transmission se fait directement à partir des projections respiratoires ou salivaires des malades et surtout des porteurs sains. Ces bactéries sont très fragiles et ne peuvent se transmettre que par des contacts prolongés et rapprochés. De nombreuses personnes sont « porteuses saines » : malgré la présence de la bactérie dans le naso-pharynx, elles ne développeront pas la maladie. Dans certains cas, les méningocoques peuvent provoquer des infections graves, appelées infections invasives à méningocoques comme la méningite et la septicémie. Il existe plusieurs types de méningocoques responsables de ces infections graves. En France, les plus fréquents sont les méningocoques B et C (92 % des cas[1])..

 

Il existe deux formes  principales d'infections invasives à méningocoque :

-        la  méningite est la forme la plus fréquente. Le méningocoque infecte le liquide et les méninges (membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière). Ses symptômes les plus fréquents sont des maux de tête et des vomissements, une raideur de la nuque, une fièvre élevée, une photophobie (sensation visuelle pénible de la lumière), puis un état confusionnel. Un traitement adapté doit être mis en place rapidement, alors l’évolution est favorable dans cinq cas sur six.

-        la septicémie à méningocoque : le méningocoque se dissémine dans tout  l’organisme et provoque une infection généralisée du sang et des organes. L’état de santé se dégrade très rapidement et des taches rouges ou violacées peuvent apparaître qui peuvent s’étendre très rapidement. C’est la forme la plus grave appelée « purpura fulminans ». Cette forme d’infection à méningocoque est très grave et exige une prise en charge d’urgence. Elle peut conduire au décès (30 % de mortalité) ou laisser des séquelles importantes (lésions cérébrales, surdité partielle, troubles de l’apprentissage…).

 

En France, la déclaration de ces infections est obligatoire et doit être faite le plus rapidement possible pour que les mesures de prévention dans l’entourage du malade puissent être prises rapidement même si le risque de transmission secondaire est faible. Chaque année, en France, environ 700 cas sont en moyenne déclarés.

 

Les méningites sont les maladies infectieuses que redoutent le plus les Français (plus d’une personne sur deux) et leurs médecins (plus de huit sur dix)[2].

Quatre types de vaccins sont disponibles en France :

  • Le vaccin A-C-Y-W135 est obligatoire pour les pèlerins se rendant à la Mecque
  • Le vaccin contre les méningocoques A+C utilisé chez les militaires et pour les voyageurs qui se rendent dans les zones à risque d’Afrique.
  • Le vaccin contre les infections à méningocoques B utilisé dans le cadre particulier de l’endémie sévissant en Haute-Normandie et Picardie.
  • Le vaccin contre les méningocoques du groupe C : depuis 2010, le calendrier vaccinal recommande la vaccination contre le méningocoque C à tous les nourrissons entre un et deux ans ainsi qu’aux enfants, adolescents et jeunes adultes jusqu’à vingt-quatre ans. C’est chez les enfants de moins de 5 ans et les adolescents, jeunes adultes  que la circulation du méningocoque C est la plus importante. La vaccination est simple et consiste en une seule injection, efficace et très bien tolérée. Elle est remboursée par la sécurité sociale à 65%. 

 

L’inpes a développé un site Internet d’information sur les méningites et les septicémies à méningocoque http://www.info-meningocoque.fr/, il présente notamment les modes de transmission, les symptômes, les traitements, la vaccination et mets à disposition du grand public et  professionnel des outils d’information.

 



[1] Données épidémiologiques Institut de veille sanitaire (InVS)

[2] Gautier A, Jauffret-Roustide M, Jestin C. (sous la dir.) Enquête Nicolle 2006. Connaissances, attitudes et comportements face au risque infectieux. Saint-Denis : Inpes, coll. Etudes santé, 2008 : 252 p.

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