Publié par Responsable éditorial

"Il paraitrait que certains spécialistes en gynécologie ne veulent pas poser d'implant contraceptif pour des raisons .... que nous ignorons "

= accord semi-professionnel ??

 

voiçi une explication de Matin WWincker  ..images.jpeg

source http://martinwinckler.com

 


 

 

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La résistance des médecins

     Beaucoup de gynécologues et de médecins français semblent très opposés à l’implant.

Certains invoquent ses effets secondaires, mais toutes les méthodes en ont, et si l’utilisatrice potentielle est prévenue des effets possibles de l’implant, et si elle n’est prédisposée ni à la prise de poids, ni à l’acné, elle peut essayer l’implant.

L’irrégularité du cycle est certes possible et imprévisible, mais elle n’est très gênante que pour 12 à 15 % des utilisatrices.

Dans le département où j’exerce, de nombreuses femmes demandent un implant à un gynécologue qui refuse de les poser, et qui le leur prescrit pour être posé par quelqu’un d’autre.

Cette attitude n’est pas acceptable : la pose de l’implant est un geste simple, à la portée d’un étudiant de 4e année, et le choix de la contraception appartient à la femme, surtout quand la méthode est sans danger (or, la seule méthode contraceptive susceptible de comporter un danger mortel... c’est la pilule combinée !)

Il n’est donc pas professionnel de refuser la pose d’un implant sans raison médicale raisonnable.

D’autres professionnels ne veulent pas entendre parler de l’impalnt parce que (soi disant) ça ne leur « rapporte rien de poser un implant » (alors que la pose d’un stérilet est un acte qu’ils peuvent faire payer).

C’est faux, bien entendu. La pose et le retrait de l’implant sont cotés par la sécurité sociale : ils ont un tarif bien précis, comme vous pouvez le voir dans CET ARTICLE.

En réalité, l’opposition de nombre de médecins à l’implant est liée au fait... que ça ne les intéresse pas.

Ne connaissant pas bien cette méthode et ne cherchant pas à proposer le plus grand nombre possible de méthodes contraceptives à leurs patientes, ils ne veulent pas se risquer à la prescrire et à la conseiller.

Cela aussi est tout à fait anti-professionnel, car tout médecin a l’obligation de mettre à jour ses connaissances, en particulier dans son champ de spécialité.

Toutes proportions gardées, un gynécologue qui refuse de prescrire, poser ou retirer des implants est un professionnel aussi peu sérieux qu’un garagiste qui refuse de réparer une voiture sous prétexte qu’il n’aime pas le modèle.

 

.... suite

 

 

Tout ce qu’il faut savoir sur l’implant contraceptif
PAR MARTIN WINCKLER
Article du 16 novembre 2007


 

 

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