Publié par Formation Médicale Continue

 

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Le gouvernement veut réduire ces disparités, afin d'accroître les économies que réalise la Sécurité sociale grâce aux génériques, vendus 60 % moins cher que le médicament de marque.

 

Les syndicats de pharmaciens et l'Assurance-maladie doivent signer cet après-midi un accord pour pousser leur progression en 2014.

 

Tous les départements devront atteindre un taux de substitution d'au moins 85 % d'ici à la fin de l'année, et ceux qui sont déjà au-dessus de ce seuil devront se maintenir au même niveau.

 

Des objectifs sont aussi fixés médicament par médicament

 

Pour l'atorvastatine par exemple, la version générique de l'anticholestérol Tahor de Pfizer, un taux de substitution d'au moins 90 % est visé.

« Les objectifs sont exigeants, car de nouveaux génériques arrivent régulièrement sur le marché, au fur et à mesure que les médicaments de marque perdent la protection de leur brevet », souligne Philippe Gaertner, le président du syndicat de pharmaciens FSPF.

 

En 2014, ce sera le cas en particulier de l'antidépresseur Seroplex.


Les 22.000 pharmacies sont incitées à jouer le jeu, car la marge qu'elles dégagent sur un générique est plus importante que sur un médicament de marque.

 

Quant aux patients qui refusent que leur pharmacien leur délivre un générique, ils doivent faire l'avance des frais, alors qu'ils ne déboursent pas un centime lorsqu'ils l'acceptent (à condition qu'ils soient couverts par une mutuelle).

Très incitative, cette règle en vigueur depuis près de deux ans sera reconduite en 2014.

S'ils remplissent les objectifs fixés, les pharmaciens touchent tous les ans une prime.

Au titre de 2013, ce « bonus », qui sera versé par l'Assurance-maladie le mois prochain, devrait atteindre 6.200 euros en moyenne par officine, selon Philippe Gaertner.


Le gouvernement mise sur le développement des génériques pour réduire la progression des dépenses de santé. Les pharmaciens sont mobilisés, mais l'exécutif veut aussi sensibiliser les médecins. Les praticiens, à l'hôpital notamment, ont trop souvent tendance à prescrire des médicaments qui sont encore sous brevet, et pour lesquels il n'existe donc pas de version générique.
Vincent Collen

 

source

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203393961677-generiques-de-nouveaux-objectifs-fixes-aux-pharmacies-659545.php

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