Publié par Responsable éditorial

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Notre texte du n° 350 de décembre 2012 et le communiqué de presse l'accompagnant au sujet de la kinésithérapie respiratoire des nourrissons atteints de bronchiolite ont provoqué beaucoup d'émotion.

Ce texte et ce communiqué de presse sont trop laconiques.


Précisions et corrections
Nous aurions dû souligner que l'évaluation clinique disponible de la kinésithérapie dans la bronchiolite, telle que recensée et synthétisée par le groupe du Réseau Cochrane, ne concerne que les nourrissons hospitalisés. Cette évaluation a montré une absence d’efficacité, et des effets indésirables. Le constat d'une balance bénéfices-risques défavorable est valable pour cette situation.

Pour ce qui est des nourrissons atteints de bronchiolite pris en charge en soins ambulatoires, le groupe du Réseau Cochrane n'a recensé aucun essai comparatif randomisé évaluant la kinésithérapie respiratoire. Les résultats des essais menés à l'hôpital rendent peu probable que la kinésithérapie respiratoire ait en soins ambulatoires une balance bénéfices-risques favorable en termes d’évolution de la sévérité, de saturation en oxygène, ou de fréquence respiratoire ; mais les données de l'évaluation ne permettent pas d'exclure des bénéfices sur d'autres critères cliniques.

En pratique, à l'hôpital, il est justifié de ne pas proposer de kinésithérapie respiratoire en traitement de la bronchiolite. En soins ambulatoires, faute de données fournies par des essais comparatifs, la kinésithérapie respiratoire systématique n'est pas justifiée. Sa balance bénéfices-risques reste à évaluer de manière comparative rigoureuse sur des critères tangibles et pertinents.

©Prescrire 12 décembre 2012

 



Communiqué du 1er décembre 2012    LIEN 

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