Publié par Formation Médicale Continue

  article mis en lige le 17 NOVEMBRE 2010

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  Nous avons tiré de  ce document de  62  pages de l'ARS sur le Diagnostic de l'offre de soins en Bretagne 

 

les 4 pages  : d' OFFRE DE SOINS : Urgences et  permanences de soins en Bretagne

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la lecture des cartes  carte permet  d'avoir enfin une vision du  nombre d'actes effectués dans les secteurs

Nous aimerions connaitre le nombre d'actes ambulatoires effectuées par les urgences pendant ces mêmes périodes.

et  nous nous étonnons que seules les cartes  disponibles  soient celles de  2007 ( webmestre)

 


  "Les Urgences

 


Des réalisations et des progrés ....


            Il importe de distinguer urgences vitales d'une part (la vie du patient est en danger) et urgence ressentie d'autre part (besoin d'une réponse rapide à un problème médical).


Pour les urgences vitales, le territoire breton est couvert de manière satisfaisante (Cf. carte ci-après), même si quelques zones notamment rurales nécessitent un système de transport sans faille.
D'autre part, le mouvement de concentration des plateaux techniques renforce le besoin d'une organisation efficace des transports sanitaires. L'organisation territoriale est globalement adaptée aux besoins en implantations et en accessibilité pour les SAMU (1 par département) et les structures d'urgences. Les implantations des SMUR sont inégalement réparties sur le territoire régional, au profit du Finistère.


Pour les urgences ressenties, Il s'agit plutôt d'une nécessité de pouvoir accéder à une offre de consultations de proximité combinant mobilisation de la médecine libérale et organisation adaptée des structures d'urgences.


Des efforts sont réalisés en matière d'orientation et de régulation en amont ou au niveau des urgences.
Des actions en faveur de l'amélioration de la régulation sont ainsi menées: plateforme de réception des appels, centre de régulation unique départemental au niveau des établissements sièges de SAMU dans chaque département de la région: CHU de Rennes, CHU de Brest, CH Bretagne Atlantique de Vannes et le CH de Saint-Brieuc, régulation mixte libérale et hospitalière.


Il faut par ailleurs noter un souci d'amélioration de l'organisation des filières de soins pour l'orientation des patients (installation d'Unité d'Hospitalisation de très courte durée, d'Infirmiers d'accueil et d'orientation) et un accueil des populations spécifiques (Personnes êgées, enfants et adolescents, troubles psychiatriques).


Du point de we de la coordination des acteurs, la mise en place du réseau régional des urgences (RRU) est effective depuis 2008.


Le système d'Information se renforce: l'informatisation des SAMU est en cours (mesure 16 du plan national urgences) tandis que les travaux en inter-région Bretagne­ Pays de Loire sur la mise en place d'un observatoire régional des urgences et d'un répertoire opérationnel des ressources (mesure 15 du plan national urgences) sont lancés. Les Résumés de Passages aux Urgences (RPU) se déploient (40% des établissements transmettent des RPU, 70% d'ici fin 2010).


Des référentiels ont permis de définir l'Intervention des différents acteurs dans le domaine du transport, notamment celui concernant la mise en Suvre du référentiel SAMU transports sanitaires. Localement des conventions bi ou tripartites ont été signées permettant ainsi de définir, le rôle et la complémentarité des SAMU, des SOIS et des transporteurs sanitaires privés. Elles sont en cours de renégociations au regard du nouveau référentiel du 9 avril 2009. La mise en place de logiciels de gestion des appels ambulanciers a eu pour objectif de mieux réguler l'appel des SAMU afin de réduire les indisponibilités, de répondre aux besoins spécifiques et de clarifier les types de transports .

 


...mais des difficultés récurrentes


Malgré des efforts sur l'orientation en amont, les axes de progrès demeurent Importants.


           L'engorgement des SAMUlSMURlurgences reste en effet non résolu, voire s'accentue avec la poursuite de l'augmentation d'activité: +6 à 10% annuellement. Le taux d'hospitalisation suite à passage aux urgences est quant à lui passé de 25% à 33% en 5 ans.


L'organisation des services d'urgences et la coordination des urgences avec la permanence des soins libérale, notamment au travers de la régulation et de l'orientation des patients reste perfectible.

 


La Permanence des Soins Libérale

 

Principes et acteurs
           La permanence des soins libérale vise à offrir à tous les patients, en dehors des heures usuelles d'ouverture des cabinets médicaux, une réponse adaptée à une demande de soins urgents, mais ne nécessitant pas l'utilisation de moyens lourds d'intervention. Elle est fondée sur la participation de différents professionnels de santé et transporteurs sanitaires, la sectorisation du territoire en secteurs de garde et sur l'obligation d'une régulation préalable par le Centre 15.


           Parmi les acteurs de santé libéraux participant au dispositif il faut mentionner 4 associations départementales de la permanence des soins des médecins généralistes, 18 maisons médicales de garde (MMG), les médecins de ville (1 sur 2 avant minuit, le dimanche et les jours fériés ; 1 sur 4 après minuit), l'association SOS Médecins dans les grandes villes excepté Saint-Brieuc, les pharmaciens d'officine, les transporteurs sanitaires et de manière expérimentale, des kinésithérapeutes sur Brest et des infirmiers sur l'île Molène.


Une sectorisation différente selon les professionnels


Concemant les secteurs de garde des médecins, on dénombre avant minuit: 140 secteurs de garde répartis ainsi: Côtes d'Armor: 18; Morbihan: 24; Ille et Vilaine: 43 ; Finistère: 55.

Après minuit, on trouve 131 secteurs de garde, l'Ille et Vilaine réduisant son nombre de secteurs de 43 à 34 secteurs.
En région Bretagne, on dénombre 49 secteurs de garde ambulancière avec la participation de 331 transporteurs.
Enfin les pharmaciens d'officine disposent également de leur propre sectorisation.
 Ces différentes sectorisations ne sont pas nécessairement de nature à simplifier la coordination des acteurs et l'orientation du patient.


L'activité des médecins est concentrée les dimanches et jours fériés (Cf. cartes ci-après)
Sur les 275 000 actes réalisés durant les heures de fermeture des cabinets de ville,

60% sont réalisés les dimanches et jours fériés,

28% avant minuit et

12% après minuit.


77 % l'ont été par des médecins généralistes libéraux (soit environ 200 000 actes),

23 % par SOS médecins (41 % en deuxième partie de nuit).


           Plus de la moitié de ces actes a été réalisée par des médecins qui n'ont pas bénéficié d'une astreinte

          Les raisons peuvent être multiples: astreinte non demandée, garde sur des horaires différents des textes, activité de cabinet majorée car réalisée après 20h00, garde de patientèle ...


         Si le nombre d'actes par astreinte est relativement homogène d'un département à l'autre avant minuit, il est nettement supérieur aux autres départements après minuit dans le Finistère pour être quasiment nul dans les Côtes d'Armor .. (cf. cartes avant et après minuit).


Le nombre moyen d'actes réalisés par astreinte est de l'ordre de

1,7 avant minuit et de

0,4 après minuit 


Les dimanches et jours fériés, le nombre moyen d'actes réalisés augmente pour atteindre 19 actes.


           Concernant le taux de participation des médecins généralistes (ne sont pris en compte que les médecins ayant bénéficié d'une astreinte), un sur deux participe avant minuit à la permanence des soins, un sur quatre après mais les disparités départementales sont importantes en dehors des dimanches et jours fériés, allant de 48% (Finistère) à 67% (Côtes d'Armor) avant minuit et de 4% (Côtes d'Armor) à 42%. (Morbihan) après minuit.


Le coût de la permanence des soins libérale des médecins et des transporteurs sanitaires privés
En 2008, le coût de la permanence des soins des médecins généralistes s'élevait à 19,6 millions d'euros.

En 2007, 10,7 millions d'euros étaient consacrés à la garde ambulancière.


De nombreux axes de progrès communs à ceux des urgences: optimisation de la régulation, amélioration de la coordination des acteurs, meilleure information des patients, efficience du dispositif.

 La Permanence des Soins hospitalière (Cf. carte cl­ après)
             L'accueil et la prise en charge des patients nécessitant des soins urgents au sein d'une structure de soins la nuit, le week-end et les jours fériés (à différencier de la continuité médicale des soins, des activités non programmées de jour et de la permanence des soins ambulatoires) fait l'objet d'une réflexion régionale afin d'assurer sur tous les territoires un accès aux activités de soins autorisées, tout en optimisant la ressource médicale et en favorisant l'efficience du dispositif. Est prévue, en concertation avec les acteurs, la mise en place d'un schéma d'organisation­ cible tenant compte des besoins par spécialité et des contraintes réglementaires. La permanence des soins hospitalière est désormais une mission de service public."

 


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le document complet est  téléchargeable  IÇI

 





 

 

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