Forts du succès du mouvement du 11 mars, MG France, Union Généraliste, le SNJMG, l’Union collégiale et maintenant le SMG appellent à rééditer une journée de
fermeture des cabinets de généralistes le 8 avril prochain.
Le jour même où la Cour de cassation rendra son arrêt sur le droit au CS pour les généralistes...
Nouvel appel à la grève le 8 avril pour les généralistes
Ils avaient fait grève le jour où la Cour de Cassation tenait son audience publique sur le droit au Cs pour les généralistes. Ils
fermeront à nouveau leur cabinet le jour où la Cour rendra son arrêt, le 8 avril prochain et cette fois-ci ce n’est plus un hasard.
Mercredi soir, MG France, Union Généraliste, le SNJMG, Union collégiale et à présent le SMG (Syndicat des médecins généralistes) se sont réunis pour
décider de la suite à donner au mouvement du 11 mars.
Une première qui a été un véritable succès du point de vue des organisateurs, alors que le ministère de la Santé a admis un taux de fermeture des cabinets de
18 %.
« Nous n’en espérions pas tant, a reconnu Claude Leicher, le président de MG France, jeudi après-midi.
Que le ministère annonce un chiffre de participation en dit long sur l’attention qu’il porte à notre mouvement ». Selon les syndicats, la participation a même frisé la totalité de la
profession dans certains bassins de vie en particulier en Bretagne, en Basse-Normandie ou en Alsace.
Pour la journée du 8 avril, trois revendications fortes sont à l’ordre du jour : « l’arrêt des mesures vexatoires
de l’Assurance-maladie », « l’application immédiate de la nomenclature des spécialistes » et la « rémunération forfaitaire des missions confiées à la médecine générale ». Outre la
journée de fermeture des cabinets du 8 avril, ces organisations syndicales appellent également à une grève de la télétransmission le 29 mars. « Ces mots d’ordre ne sont pas exclusifs, note Claude
Bronner, co-président d’Union Généraliste. Rien n’empêche des actions régionales en plus, comme par exemple envoyer toutes les FSE de la semaine le vendredi soir ».
Un mouvement qui va crescendo
En région Midi-Pyrénées, il existe déjà un mot d’ordre de grève des FSE pour chaque lundi. « Pour protester contre la prochaine obligation de déclarer ses
vacances, on peut très bien imaginer que tous les généralistes disent dès aujourd’hui qu’ils prendront la semaine du 14 juillet » avance Jean-Paul Hamon, l’autre co-président d’Union Généraliste,
qui estime que le mouvement des « Généralistes en colère » sera « une course de fond ». « Sans prise en compte de ces revendications, indispensables au maintien d’une véritable médecine de
proximité sur l’ensemble du territoire, le mouvement sera amplifié dans les semaines à venir, » préviennent les organisateurs.
Dans l’absolu, certaines revendications peuvent avoir une réponse politique rapide notamment l’éventuelle suppression de mesures
«irritantes» de la loi HPST (contrat santé solidarité, taxation des feuilles de soins papiers, déclarations des congés).
Pour le droit à l’utilisation de la nomenclature du spécialiste, la première manche est la décision, le 8 avril, de la Cour de Cassation, attendue avec une grande
impatience du côté de MG France.
« Si la Cour disait non au Cs, ce serait vraiment l’explosion de la colère chez les généralistes, prévient Claude
Leicher. Cela voudrait dire que la médecine générale n’est pas une vraie spécialité. La cotation en CS n’est pas une question tarifaire, mais une question identitaire ».
Pour l’heure, la CSMF et le SML ne se joignent pas à cet appel à la grève mais campent sur un mot d’ordre de mouvement tarifaire à partir du
12 avril. Mais, sur le terrain, certains de leurs adhérents avaient déjà participé au mouvement du 11 mars.
Vendredi 19 mars 2010
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