Publié par MédiScop

« Médicaments : les députés rendent obligatoires les génériques »

Les Echos note que « les médecins qui prescrivent des médicaments chers vont peut-être se voir infliger des sanctions à partir de l'année prochaine ».

      Le quotidien indique en effet que « les députés ont voté un amendement au projet de budget de la Sécurité sociale qui contraint les praticiens à prescrire des produits pour lesquels il existe une version générique, «à moins que des raisons particulières tenant au patient ne s'y opposent» ».

     « Les médecins récalcitrants pourront passer sous le régime de «l'entente préalable», qui prévoit un accord de l'assurance-maladie avant la prise en charge des actes qu'ils effectuent », poursuit le journal.

      Les Echos explique que « lorsqu'un médicament perd son brevet, les dépenses se déportent, normalement, vers les versions génériques. En théorie, le médecin n'a pas à changer ses habitudes : il peut continuer à prescrire le même produit, puisque c'est le pharmacien qui lui substitue un générique ».

          Le journal relève toutefois qu’« en pratique, il en est souvent autrement. Les visiteurs médicaux parviennent fréquemment à convaincre les médecins de ne plus prescrire l'ancien produit génériqué mais une nouvelle molécule plus performante de la même classe thérapeutique ».

Le rapporteur Yves Bur observe que « ce déplacement des prescriptions vers des médicaments en dehors du répertoire des génériques représente un surcoût de plusieurs dizaines de millions d'euros par an pour l'assurance-maladie ».
Les Echos note qu’il « reste à savoir si cette mesure survivra lors du passage du projet de loi au Sénat la semaine prochaine ».

        Le Figaro économie remarque également que « l’Assemblée veut développer encore les génériques ».
Le quotidien note en effet que « les médicaments disposant d’un générique représentent 37% des boîtes remboursées en France ».
Le journal relève toutefois que les syndicats de médecins « voient [dans cet amendement] une atteinte à la liberté de prescrire ».
Le Figaro économie observe en outre que « la menace [de l’entente préalable] semble assez théorique : elle nécessite que les médecins-conseils passent au crible les ordonnances de leurs confrères pour voir s’il y avait matière à exception ».
Yves Bur précise : « Nous visons quelques dizaines de médecins, quelques centaines au plus, qui mettent une mauvaise volonté manifeste à appliquer un vieux principe du code de la Sécurité sociale : à qualité, sécurité et efficacité égales, un médecin doit prescrire au moindre coût ».
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