Publié par Revue Le Généraliste

Maîtres de stage, pourquoi pas vous ?
   Les 3 500 maîtres de stages recensés aujourd’hui suffiront-ils demain pour faire face à l’afflux massif d’internes en médecine générale ?
                                                        Surement pas.
     Les besoins en enseignants cliniciens ambulatoires, déjà criants dans certaines régions démédicalisées vont croitre de façon exponentielle dans les toutes prochaines années.
  Et si vous vous laissiez tenter ?



FMC DINAN : Mercredi 24 Février : Le DMG de Rennes ( Département de Médecine Générale )
                    
 Le DMG de Rennes
 Département de Médecine Générale

LIEN

Maître de stage, mode d’emploi

• En pratique

Il existe trois sortes de stages.

Ceux où le généraliste accueille un externe en second cycle. Le stage dure entre un mois et neuf semaines. il est destiné à familiariser l’étudiant avec l’exercice en libéral.

Ceux où le généraliste encadre un interne en médecine générale pendant une durée de six mois. A noter que dans les deux derniers mois, le médecin laisse son stagiaire consulter seul, mais doit être joignable en cas d’urgence.

Enfin viennent les stages réalisés dans le cadre du Saspass qui viennent clore le circuit de formation des internes. Ils sont dans ce cas, totalement autonomes.

Les maîtres de stage sont rémunérés 600 euros par mois. Les actes que réalisent les Internes et les Saspass lors du stage sont perçus par leur maître de stage.

• La procédure
On ne peut accueillir qu’un interne à la fois. La procédure se fait sur la base du volontariat.
Il faut faire une demande, avec CV et lettre de motivation, auprès du département de médecine générale de la faculté.
Parmi les critères obligatoires, les généralistes doivent participer à la permanence des soins et à des séances de FMC.
Cette demande est étudiée, puis le département propose la candidature au Doyen.      
L’Ordre émet également un avis consultatif. Enfin, c’est le directeur de l’UFR qui validera ou non la demande.

extraits de la revue LE GENERALISTE du  Vendredi 19  fevrier  2010  n° 2515

« Le plaisir de transmettre »

« Je suis maître de stage depuis un peu plus d’un an. La jeune interne que j’encadrais vient de finir son stage la semaine dernière. Elle m’a dit qu’elle était enchantée. Elle est en sixième année, et nous avons réussi, je crois à lui montrer que l’exercice rural avait ses vrais atouts. Surtout lorsque comme nous, nous exerçons en définitive, pas trop loin d’une ville, en l’occurrence Angers. Les stages de neuf semaines des étudiants en deuxième cycle sont bien sûr un peu chronophage, mais il y un vrai plaisir à transmettre et à échanger avec des jeunes qui découvrent la médecine générale ».

«Un coup de jeune au cabinet »
« Je suis un jeune maître de stage, j’ai sauté le pas, il y a environ un an et demi. L’autonomie des internes dépend évidemment de leur niveau de formation. Autant un Saspass (stage ambulatoire en soins primaires en autonomie supervisée), est immédiatement opérationnel, autant la formation d’un interne « classique » demande entre un et trois mois de formation. Mais, en ce qui me concerne, ils donnent un vrai coup de jeune au cabinet. Cela nous oblige à être pédagogique et synthétique. Quant à ma propre formation pour être opérationnelle, elle ne me demande pas plus d’une journée par an. Je suis vraiment séduit par la formule ».


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