Publié par Responsable éditorial

La consommation d’antibiotiques devient inquiètante !afssaps_logo.gif

 



Sur les dix dernières années, la consommation d’antibiotiques en France a diminué de 16 %,

mais, depuis 2005, une tendance à la hausse semble à nouveau se dessiner.


L’AFSSAPS a publié mardi une synthèse de données, pour partie inédite, sur les prescriptions en ville et à l’hôpital.

La consommation d’antibiotiques tant en ville qu’à l’hôpital a baissé de 16 % en 10 ans, selon un rapport publié mardi par l’AFSSAPS.


Toutefois, ce bilan n’est pas si positif.

« La consommation française reste nettement au-dessus de la moyenne européenne » :

la France est toujours dans le peloton de tête des gros consommateurs, tout juste dépassée par la Grèce.

De plus, avec l’effritement de l’impact des campagnes médiatiques, une « nouvelle tendance à la hausse semble se dessiner » depuis 2005, note l’agence.


Autre fait relevé par le rapport : la consommation présente des disparités importantes en fonction de l’âge, du sexe et du lieu de résidence.


En effet, la consommation d’antibiotiques progresse rapidement à partir de 65 ans et atteint des niveaux très élevés pour la population âgée de plus de 84 ans.

Elle est également plus importante chez les femmes et dans le Nord de la France, alors que les Pays de la Loire et Rhône Alpes ont des consommations plus modérées.

En ville, près de 72 % des prescriptions ont été réalisées par un généraliste, mais il faut relever la part relativement importante (9,9 %) des consommations initiées en milieu hospitalier.


Quatre familles d’antibiotiques sont en progression : les tétracyclines, les associations avec pénicilline (amoxicilline + acide clavulanique essentiellement) les céphalosporines de 3e génération et les quinolones.

La hausse de ces deux dernières classes est problématique, car elle favorise la sélection de souches résistantes.


À l’hôpital, ce sont également les associations de pénicilline, les carbapenems et les céphalosporines de 3e génération (surtout la ceftriaxone) qui ont augmenté.

« Certaines de ces évolutions peuvent être jugées comme préoccupantes » souligne l’AFSSAPS, qu’il s’agisse de l’extension de l’usage des céphalosporines de 3e génération, d’un recours de plus en plus fréquent à l’association amoxicilline-acide clavulanique dont la justification n’a pas été démontrée ou concernant le secteur hospitalier, l’usage accru des antibiotiques de réserve, comme les carbapenems et la colistine.


Et ce, d’autant plus que la relève avec de nouveaux antibiotiques n’est pas assurée : l’innovation est très peu active dans ce domaine.


Source: revue LE GENERALISTE et AFSSAPS

 

 

 

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/bon_usage_des_antibiotiques_recommandations.pdf

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