Publié par Responsable éditorial

Cette synthèse  a été réalisée par le Dr Alain BOUTRY ,

aprés compilation des réponses données su la liste medistories@yahoogroupes.fr

et est  destinée à l'ASIP

 


 

 

 

    Il apparaît que les appétences et les compétences informatiques des médecins sont très hétérogènes;  Capture-d-ecran-2011-08-30-a-14.43.50.jpgleurs besoins de formation le sont tout autant.
Les besoins sont très importants et  contrastent avec les décisions institutionnelles et la faiblesse de l'offre de formation dans ce domaine.
    Les confrères sont en attente de formation sur des outils informatiques de qualité adaptés à leur pratique, simples et cohérents dans un vision globale de stabilité de leur poste informatique mais aussi d'évolution.
    Les formations  qui fonctionnent, sont souvent de proximité, par petits groupes, en climat confraternel, sponsorisée par les URPS ou l' OGC, en soirée courte avec en relais la formation des secrétaires et collaboratrices +++.

LES MÉDECINS RESTENT TRÈS ATTENTIFS AUX FORMATIONS


- leurs matériels informatiques sont plus complexes et performants.
- les logiciels plus sophistiqués au fil des années (Bases de donnée médicamenteuses (interactions / liaison avec le profil / Codage ...).
- avec les demandes, voire les  obligations des autorités de tutelles :
    • techniques = échanges entre professionnels de santé
    • médicales = recommandations de bonnes pratiques
    • administratives : cerfa, rédaction en ligne, etc.
    • conventionnels = CALD, volet annuel de synthèse, décompte ARS, etc.
    . les nouveaux modes d'exercices (regroupement de professionnels de santé)



L'OBJECTIF
Le sujet central reste leur suite des logiciels métiers et son utilisation pratique:  Fichier patient (avec Banque de données médicamenteuses) + Télétransmission (installation, mise en œuvre, dépannage, suivi des paiements) + Comptabilité.
Mais aussi:
- la gestion quotidienne de l'informatique (installation, mises à jour, réseaux, sauvegardes, anti-virus, spam, sécurité des données, entretien...)
- formations à la recherche documentaire sur Internet, et à l'archivage de la documentation
- formation à la structuration du dossier médical (pourquoi structurer, pour qui, comment.../ codage / DRC de la SFMG)
- les formations à la bureautique (Excel, Word, Powerpoint, courriel, listes de discussion)


LA FORME
Le triptyque  "question/réponse/application"  autrement dit  "difficulté/solution/mise en œuvre"est le sésame adapté :
- selon le profil médical particulier :  généraliste, spécialiste, etc.
- à l'environnement professionnel  : cabinet individuel, de groupe, maison médicale, etc.
Il est possible de décliner ces formations en soirées, en demi-journées, en journées, ou sur deux jours selon le sujet
Sur le fond avec un tissu de médecins qui devient de moins en moins dense, une moyenne d'âge de 53 ans et plus, une surcharge de travail avec des moyennes horaires très élevées, une féminisation accélérée du corps médicale avec d'autres formes d'organisation du rapport vie professionnelle / vie personnelle,  les confrères ne peuvent plus passer beaucoup de temps en dehors de leur cabinet; les formations informatiques vont entrer en compétitions avec les autres formations professionnelles, les groupes de pairs (SFMG) ou groupes d'analyse des pratiques, une raison supplémentaire pour qu'elles soient attractives, adaptées et de qualité.

http://www.conseil-national.medecin.fr/system/files/Atlas2011.pdf?download=1

LES TYPES DE FORMATION

Les formations doivent être  rémunérées pour pertes de ressources type OGC ou au minimum gratuite.
l'avantage des formations du type OGC est leur cahier des charges , leur qualité,  l'absence de conflit d'intérêt.

1. les grandes formations sur 2 jours type OGC
- en groupe restreint pour s'y exprimer et être entendu : 24 personnes maxi
- c'est l'occasion souvent d'une formation riche avec rencontre des confrères, mais l'investissement en temps est tel que ce ne peu être qu'occasionnel ,et à condition d'avoir une formation en adéquation avec son niveau.
- au mieux locale : dans un bassin de vie professionnel, pas de déplacement lointain.
- fréquentées car rémunérées

2. les formations plus courtes en soirée:

- Les clubs d'utilisateurs ++ extrêmement efficace mais peu reconnus par les institutions.
http://www.fmcdinan.org/article-1109095.html

- l'entraide locale / le groupe de pairs informatique.
l'entraide dans un cabinet de groupe ++ très efficace souvent un membre du groupe est reconnu pour son expertise et en fait profiter les autres.

- FAF fréquentée car cahier des charges / qualité / gratuite
- sponsorisée par les URPS

3. les formations ponctuelles / en temps différé:

- liste de diffusion type "medistories" des logiciels de Prokov Editions
très efficace et plébiscité elle apporte au fil du temps une formation continue ponctuelle pour des questions posées par l'utilisateurs ou par ses confrères dans une logique d'autoformation et de relationnel type groupe de pairs. Les médecins sur le plan informatique sont toujours très attentifs et accordent un haut de confiance aux recommandations de leurs confrères.

- tutoriels pdf /ppt:
là encore plébiscités par les confrères; en temps différé le médecin se forme avec des "pas à pas"
http://lespasapas.free.fr/

- tutoriels video: sur l'OS ou des suites bureautiques, rarement appliqué pour les logiciels métiers faute de moyens mais AMHA une piste certaine d'auto formation +++
les contraintes:
- la qualité du résultat  doit répondre aux critères :  clarté / pédagogie / concision /
- les outils dignes d'un  bon résultat
- le temps de réalisation.
On trouve de nombreux modules de FMC médicales
http://www.univadis.fr/
Mais pas de formation informatique, classsée d'ailleurs à l'onglet "gestion" pour http://www.lequotidiendumedecin.fr


Pour la dématérialisation, le "zéro papier" une équipe du Quotidien du médecin est venu au cabinet; 3 personnes, la rédactrice de la partie "informatique" et deux personnes assurant la video+ son avec 1 camera chacune. Le produit devient ainsi "pro", j'avais moi-même écrit les scénarii avec un cahier des charges du QDM.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/video-le-cabinet-zero-papier?

http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/video-le-cabinet-zero-papier-23


http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/video-le-cabinet-zero-papier-33

l'idée étant ensuite de décliner ensuite ce type de reportage avec d'autres confrères  ou établissements de soins dans le cadre d'un tour de France numérique.
Une idée pour l'ASIP et se rapprocher des utilisateurs ?

4. la formation pendant les études médicales:
Nos internes utilisent l'informatique avec pour beaucoup une grande facilité mais regrettent le peu de formation pendant leurs études.
Les membres du corps enseignants ne devraient t' ils pas être exemplaire ? sans doute une piste de réflexion et de contacts.

LES FORMATEURS POUR LES LOGICIELS MÉTIERS
le "tissu" se rétrécit à peau de chagrin les formateurs de qualité sont rares sur les logiciels métiers.
le formateur doit:
    - être pédagogue et non pas seulement avoir la connaissance "mécanique" d'un logiciel,
    - avoir la maîtrise d'une formation individuelle ET aussi celle des formations de groupes.

Faisons le point :
1) qui animent des formations officielles (FAF ou OGC) objectif informatique ? :
    - des médecins utilisateurs du logiciel métier / sur MédiStory on ajoutera un expert reconnu pour sa compétence en absence de conflit d'intérêt car ayant quitté toute activité commerciale.

2) qui animent des formations non officielles et gratuites : toujours des médecins utilisateurs mais ici bénévoles
    - souvent au sein de "Club d'utilisateurs" locaux,  avec parfois l'appui d'organismes professionnels (surtout pour les locaux : URML)

3) qui organisent et animent des réunions non officielles mais payantes : les revendeurs (parfois les éditeurs)
    - peu fréquentées car très dépendantes :
            • du prix demandé
            • de la qualité de l'intervenant  (rapport qualité de la formation/prix payé par le médecin)
    - Les éditeurs sont confrontés aux mêmes soucis augmentés d'un coût de revient encore plus élevé car frais de déplacement pour eux.

4) qui organisent localement des formations payantes :
    - les revendeurs locaux :  soit à l'achat du logiciel, soit en SAV du logiciel offrant une perspective de progression pour l'utilisateur
      Ces formations sont rares car prix élevé .

En conclusion:
    En se référant aux outils de type iPhone et iPad, on pourrait aussi se poser la question de l'utilité des formations, réduites a minima quand les produits informatiques tant matériels que logiciels sont parfaitement adaptés aux besoins, voire suscitant de l'intérêt et de l'addiction ;-)
   
    La prise en mains est rapide et contraste avec les difficultés rencontrées avec les logiciels métiers. Tel confrère plutôt réfractaire à l'informatisation devient un "pro" sur l'iPhone avec une base médicamenteuse et des recommandations de bonne pratique.

    La caricature malheureusement étant les outils de l'assurance maladie, du lecteur bi-fente à ses services ameli.pro, et les obstacles liés à la sécurisation de la communication médicale, certes compréhensibles mais totalement contre-productifs.

    Dans la majorité des cas les médecins sont une  clientèle captive qui ne peut pas boycotter les produits et les services informatiques qu'ils doivent utiliser.

    On peut regretter l'absence de boucle de rétro-contrôle sur la qualité des produits informatiques institutionnels; on pourrait suggérer au minimum des enquêtes de satisfaction et plus largement une écoute des attentes réelles des professionnels de santé.

    Quand les outils sont inadaptés, ils ne sont pas utilisés, donnant une image négative des utilisateurs et une escalade d'incompréhension et de violence s'installe, l'assurance maladie par exemple rendant obligatoire par voie contractuelle (convention) l'usage de ses services. en citant un confrère, "c’est le degré zéro de l’intelligence internet. Une sorte de web 0.2 ".

    C'est dommage car un fort potentiel de médecins performants en informatique existe qui pourraient être le moteur du changement.   
   
    On rêve d'un système d'information avec des outils de qualité dans une vision pragmatique et respectueuse des intervenants tournée vers l'efficience pour la santé de nos patients dans une relation gagnant - gagnant avec les institutions.

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30/08/2011

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