Publié par Formation Médicale Continue

Appel à la mobilisation....

Extension du mouvement de grève de la télétransmission

et fermeture des cabinets le 18 juin

  Affiches pour vos salles d'attente : C = 23€

 
Affiche 1

 
Affiche 2

Les médecins généralistes libéraux mais aussi les spécialités cliniques, sont fatigués des atermoiements de l'Assurance Maladie …

Née au siècle dernier, l'Assurance Maladie a véritablement pris forme à la libération en 1945.
Prévue pour permettre l'accès aux soins de toute la population, elle a rempli vaille que vaille sa mission jusqu'au début de ce siècle.

Mais on assiste maintenant à un désengagement progressif mais constant de ses missions de base. L'instauration de franchises en est le meilleur exemple: 1 euro sur la consultation, 50 centimes par boite de médicaments; plus encore pour la biologie et les transports; quant au forfait hospitalier il est entré dans les moeurs depuis belle lurette …
Les patients font leurs comptes
Et là la CPAM de Vannes nous parle de ces scandaleux généralistes qui prennent un euro de plus …

Cet euro là était d'ailleurs promis depuis 3 ans et devrait être remboursé

Sachant qu'un patient consulte son médecin généraliste environ 2,5 fois par an (cherchez la virgule;-) voilà maintenant 2,5 euro par an que le généraliste demande.  On ne joue décidément pas dans la même cour (rappelons que les franchises sont plafonnées à 50 euro … enfin chaque franchise)

Et pendant ce temps la CNAM,dont la CPAM de Vannes n'est qu'un des petits bras armés, s'obstine à refuser la cotation spécialiste (CS à 23 euro) aux médecins généralistes qui sont pourtant devenus "spécialistes en médecine générale" il y a trois ans. La CPAM de Vannes a pourtant été condamnée fin avril par le Tribunal des Affaires Sociales à rembourser 23 euro les patients du Dr Eric Mener …
Et c'est pareil dans plusieurs départements.

Encore, une fois, comme Madame Bonnet de la caisse de Vannes, ils traitent les généralistes avec mépris.
Les jeunes médecins (des femmes pour la plupart), ne s'installent plus en médecine générale libérale. Ils choisissent des postes salariés. La pyramide des âges est criante.
De 55000 généralistes actuellement en exercice nous allons passer à 25000 dans 15 ans.

Ce qui est en jeu, c'est le maintien d'un maillage du territoire par une médecine libérale de proximité.

L'état enchaîne les commissions depuis 3 ans pour repousser la seule décision qui s'impose: rendre ce métier à nouveau acceptable en reconnaissant sa valeur; donner aux généralistes de réels moyens pour une qualité de travail et une qualité de vie en rapport avec le fort investissement de ces professionnels.
Cela passe par:
 - soit par une très forte revalorisation de l'acte,
 - soit l'ajout de forfaits par patient qui tienne compte du travail accompli en dehors des consultations, travail qui dépasse largement 2 heures par jour.

L'euro actuellement pris est symbolique et de toute façon n'est jamais arraché à des patients en difficulté financière. Il est d'ailleurs très insuffisant pour permettre de réorganiser notre profession. Les médecins qui le prennent font partie de ceux qui s'investissent le plus dans leur métier et ne considèrent pas leurs patients comme des "clients" comme le dit madame Bonnet d'un ton méprisant.
Ils craignent surtout que dans 10 ans, à leur retraite, sans véritable plan Marshall pour la médecine libérale, ces mêmes  patients se retrouvent privés de médecin.
Qui des Caisses d'Assurance Maladie ou des médecins libéraux est chaque jour aux côtés des patients ?

Collectif Intersyndical 56

 


Lettre au Directeur de la CPAM 56

L’assurance maladie ou l’histoire du pompier pyromane.


 Le Collectif Intersyndical Breton des médecins libéraux rejoint l’analyse du directeur de la sécu du Morbihan qui pense, écrit et clame que prendre 1 euro au patient de façon unilatérale est irresponsable, indigne. Une attitude de plus en plus répandue chez les médecins généralistes et spécialistes en Bretagne.
 
Mais monsieur le directeur, ces médecins ne font qu’appliquer une attitude inaugurée par l'assurance maladie elle-même depuis 3 ans. Qui a décidé, unilatéralement, sans aucune concertation avec les assurés, de retenir 1 euro sur chaque consultation ? qui prélève à présent 50 cts par boite de médicaments prescrits ? qui dérembourse d’année en année de plus en plus de médicaments ?

C’est vous monsieur le directeur !

C’est vous qui venez maintenant pleurer dans le giron des assurés et prétendre les défendre face à leur médecin irresponsable, et quasiment malhonnête.
Mais vous prélevez sûrement cet euro pour mieux  défendre les assurés, c'est un métier épuisant que celui d'assureur maladie et ça utilise 5 à 6 % des ressources de l'assurance maladie, là où les honoraires des généralistes, France entière, en coûtent 3%. L'assureur défend les assurés prétend-t-il, le médecin, lui, essaie de défendre les malades, ce ne sont pas vraiment les mêmes... Là où l'assuré souhaite dépenser le moins possible pour son assurance maladie, le malade, lui, n'entend pas voir restreindre les moyens destinés à le soigner, c'est aussi le point de vue professionnel du médecin.


 Mais, monsieur le directeur, pouvez vous instruire la population de ce mystère envahissant : tous ces médecins libéraux de proximité, sans doute trop payés, quittent leur métier sans trouver de successeur. Les jeunes médecins, massivement, optent pour des emplois salariés, à tel point que vos rodomontades se perdront en quelques années dans le désert que vous aurez créé. Pourquoi tous ces jeunes, intéressés par leur métier, préfèrent-ils un emploi salarié?

Ce n'est pas trés compliqué... Vous savez comme nous, monsieur le directeur, que  les emplois de médecins salariés ont une rémunération horaire bien supérieure à celle des médecins libéraux de proximité. Un praticien hospitalier a en moyenne un revenu annuel 33% supérieur à celui d'un généraliste libéral ( source IGAS), pour des contraintes horaires moins importantes. Les médecins libéraux se réjouissent pour lui, c'est un niveau honorable de rémunération, ils souhaitent juste s'en rapprocher afin que les jeunes médecins puissent poursuivre ce métier à proximité des patients, pour que demain les patients puissent encore trouver un médecin pas loin de leur porte.


 Salutations, en rien respectueuses. Vous ne le méritez pas. Ni de vos partenaires médecins, ni de vos assurés sociaux.

 
Collectif Intersyndical Breton


  ACTIONS


Extension de la grève de la télétransmission « jusqu’au retrait complet du projet de taxation des feuilles de soins papier ».


  Journée de fermeture des cabinets libéraux a été décidée pour le 18 juin prochain.
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