Publié par Responsable éditorial

 

Bronchiolites des nourrissons : pas de kinésithérapieCouverture350.jpg


En 2012, on dispose de données solides montrant que, chez les nourrissons atteints de bronchio

 

lite, la kinésithérapie respiratoire n'est pas efficace et a une balance bénéfices-risques défavorable, y compris avec la technique habituellement utilisée en France. Mieux vaut épargner cette épreuve aux bébés.

La kinésithérapie respiratoire n'est pas efficace dans la bronchiolite des nourrissons. Sa balance bénéfices-risques est défavorable


 

Angor (angine de poitrine) : pas de place pour la ranolazine

 


 

Dans le traitement d'un angor stable, certains bêtabloquants, tels que l'aténolol, voire certains inhibiteurs calciques, constituent le traitement symptomatique de choix. La ranolazine a été autorisée comme antiangoreux malgré une balance bénéfices-risques défavorable. Elle expose à des interactions médicamenteuses et son effet sur la mortalité est mal cerné .
Les effets indésirables psychiques de la ranolazine s'ajoutent à un profil d'effets indésirables déjà chargé. L'efficacité minime de la ranolazine sur les crises d'angor ne justifie pas d'y exposer les patients.

Chez les patients ayant un angor (alias angine de poitrine), la ranolazine (Ranexa°) a un effet sur la mortalité mal cerné, et des risques d'effets indésirables psychiques graves ajoutés au risque d'interactions médicamenteuses : autant éviter d'exposer les patients angoreux à la ranolazine.


Diabète de type 2 : pas de traitement trop intensif

 


 

 

D'autres données ont confirmé qu'un taux d'HbA1c compris entre 7 % et 7,5 % est optimal en termes de prévention des complications du diabète et de la mortalité. En pratique, chez les patients diabétiques de type 2 à risque élevé d'accident cardiovasculaire, mieux vaut maintenir l'HbA1c entre 7 % et 7,5 %.

Chez les patients diabétiques à risque élevé d'accident cardiovasculaire, les essais cliniques confirment qu'il faut éviter les traitements trop intensifs et viser un taux d'HbA1c entre 7 % et 7,5 % plutôt qu'une HbA1c plus basse.

 


 

 

Contraceptifs oraux dits de 3e génération : déremboursement enfin annoncé 

 

 


Les contraceptifs oraux (pilules) contenant des hormones progestatives dites de 3e génération tels que le désogestrel ou le gestodène exposent à un risque thromboembolique veineux environ deux fois plus élevé que les pilules à base de lévonorgestrel.


Les contraceptifs oraux (pilules) contenant un progestatif dit de 3e génération exposent à des risques thromboemboliques veineux connus depuis les années 1990. Ils vont enfin être déremboursés en 2013.


 

 

Infos-Patients Prescrire. Réussir l'arrêt d'une benzodiazépine



Éviter un arrêt brusque des benzodiazépines
En cas de prise quotidienne, l'arrêt brusque d’une benzodiazépine entraîne souvent des troubles passagers liés au sevrage : anxiété, aggravation de troubles du sommeil, cauchemars, et parfois hallucinations, confusion mentale, convulsions, etc. Ce qui peut faire croire à tort que le médicament était efficace, et incite parfois à continuer d'en prendre...

Une fiche d'information à partager avec les patients : L'efficacité des benzodiazépines n'est que transitoire. Si on les utilise trop longtemps, elles font courir des risques sérieux. Pour les arrêter, réduire les doses progressivement.


 

 

Montée laiteuse : ne pas prendre de risque démesuré avec des médicaments


 

En pratique, aucun traitement n'a une efficacité démontrée pour inhiber la montée de lait, sans exposer à des effets indésirables graves.
Mieux vaut en rester au paracétamol.

Quand l'allaitement n'est pas souhaitable ou pas souhaité, mieux vaut éviter les médicaments pour freiner la montée laiteuse. Un antalgique courant, tel que le paracétamol, permet généralement de passer le cap des quelques jours d'inconfort ou de douleurs.

 


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