Publié par Formation Médicale Continue

ANTECEDENTS

Contexte périnatal à risque
Doit être considéré comme contexte périnatal à risque :
    Tout enfant hospitalisé en néonatologie ou réanimation après la naissance, prématuré, retard de croissance intra-utérin, anoxie périnatale, mauvais APGAR, manœuvre de réanimation en salle de travail, ictère intense.

Vaccination à jour
On considère les vaccinations à jour si :
•    A 9 mois, le BCG et 3 injections de pentavalent (diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, hémophilus influenzae) ont été faits.

•    A 24 et 36 mois, le BCG, 4 injections de pentavalent et le ROR (Rougeole, rubéole, oreillons) ont été faits.

•    La vaccination anti pneumococcique (prevenar°) et la vaccination contre l'hépatite B (engerix B10 ou Hbvax 5) sont conseillées selon les recommandations validées.

CONDITIONS DE VIE

"Pour un développement harmonieux, tout enfant a besoin, une fois couvert ses besoins physiologiques de base, de sécurité, de vie sociale, d'estime (de lui-même  et des autres) et d'adaptation permanente ". L'interrogatoire des parents ou de la personne qui accompagne l'enfant à la consultation doit permettre d'estimer si les conditions de vie de l'enfant sont suffisamment sécurisantes que ce soit en termes d'hygiène et de sécurité physique qu'en terme de sécurité affective.

Ainsi, quelques items sont indispensables à renseigner pour tenter d'estimer cette notion de sécurité affective. Il est ainsi important de savoir :

1.    Qui accompagne l'enfant à la consultation ; s'il s'agit des parents ou non et sinon, quel est le lien entre cette personne et l'enfant. Cela peut permettre d'avoir une idée sur l'investissement des parents dans le suivi du développement de leur enfant notamment pour les enfants confiés au Service de l'Aide et Action Sociale Enfance Famille.

2.    Si des événements, pouvant compromettre la sécurité affective de l'enfant, sont intervenus dans la famille récemment (depuis la naissance pour le CS9 et depuis le 9ème mois pour le CS24) et si oui les préciser lesquels (maladie, décès, séparation, nouvelle naissance….).

3.    Comment est composée la famille et notamment si l'enfant vit avec ses deux parents ou non. Pour simplification, des abréviations doivent être notées : M : mère, P : père, F : frère, S : sœur, DF : demi-frère, DS : demi-sœur, BP : beau-père, BM : belle-mère, GP : grand-père, GM : grand-mère. M + BP + F + DS correspond à une famille recomposée.

4.    Apprécier les conditions de logement et le taux d’occupation.

5.    Recherche du risque de saturnisme
Le saturnisme est une intoxication au plomb. Il s'exprime diversement chez l'enfant par un syndrome abdominal, une encéphalopathie, des atteintes rénales et des effets hématologiques. Le bilan de 9, 24, 36 mois sont de bonnes opportunités pour identifier la présence de facteurs de risque, diffuser les messages de prévention et le cas échéant, proposer une plombémie de dépistage.
La conférence de consensus de novembre 2003 a proposé de rechercher les facteurs de risque suivants :
•    Séjour dans un logement construit avant 1949 avec peinture écaillée accessible  à l'enfant.
•    Habitat dans une zone proche d'une exposition industrielle.
•    Occupation professionnelle ou activité de loisirs des parents (apport de poussières par les chaussures ou les vêtements de travail).
•    Tendance de l'enfant au comportement de pica.
La plombémie sera d'autant plus facilement réalisée si certains facteurs individuels s'associent à ces composantes environnementales :
•    Famille en situation de précarité
•    Populations itinérantes
•    Travaux de rénovation dans le lieu de vie de l'enfant en cas d'habitat construit avant 1949
•    Immigration récente.

6.    A 2 et 3 ans, il nous est apparu important de juger du temps passé devant la télévision ou les écrans. Ce temps est souvent proportionnel au degré d'investissement relationnel des parents  ou des intervenants vis-à-vis de l'enfant. Le repas doit être un moment d'échange et de partage où la télévision n'a pas lieu d'être. La lecture d’une histoire au coucher est une preuve de l’intérêt que les parents portent à leur enfant.


7.    L'étude des modes d'accueil de l'enfant permet d'évaluer sa vie sociale. Ainsi, il sera important de préciser si, dans la journée, l'enfant
−    reste chez lui, et s'il est gardé par ses parents, par une employée à domicile ou par un autre membre de la famille.
ou
−    s'il est accueilli en dehors de chez lui : à temps plein ou à temps partiel, chez une assistante maternelle (indépendante ou d'une crèche familiale), dans une crèche collective, chez un autre membre de la famille, ou autre.

En plus du type d'accueil proprement dit, il est important de s'assurer de la stabilité du placement, de sa régularité et de ses horaires avec respect possible ou non des rythmes biologiques de l'enfant. Ainsi, on peut renseigner s'il y a eu des changements de mode d'accueil depuis le premier placement et, si oui, leur nombre et motifs.

8.    En fonction des problèmes repérés, il peut être utile de connaître la situation professionnelle des parents :
−    La profession exercée actuellement par la mère : et éventuellement si besoin, préciser si elle est au foyer, au chômage, en recherche d'emploi, en congé maladie longue durée ou en invalidité.
−    La profession exercée actuellement par le père : et éventuellement, préciser s'il est au foyer au chômage, en recherche d'emploi, en congé maladie longue durée ou en invalidité.


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