Publié par Formation Médicale Continue

Vendedi 31 juillet 2009 « Grippe A : premier décès en France »
Le Figaro, Le Parisien, Libération, La Croix, L’Humanité, La Tribune, Les Echos
Le Parisien consacre une double page au « premier cas mortel lié à la grippe A en France ».
Le journal indique en effet que « l’InVS a annoncé hier le décès à Brest (Finistère) d’une jeune fille de 14 ans, chez qui le virus H1N1 a été identifié ».
« Même si elle souffrait d’une «maladie grave, compliquée d’une autre infection pulmonaire, sévère» et que sa mort ne peut être, pour l’heure, formellement attribuée au virus, indéniablement, un palier a été franchi », observe le journal.
        Le Parisien cite Jean-Claude Manuguerra, président du comité de lutte contre la grippe, qui remarque qu’« à un moment ou un autre, on devait avoir des décès ».
         Le quotidien relève en outre : « Tout aussi inquiétant, le virus frappe aussi désormais des membres du personnel soignant. Un deuxième cas avéré de grippe porcine a en effet identifié hier au sein de l’équipe médicale de l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) ».
              Le journal précise qu’« il s’agit d’une kinésithérapeute du service de pneumologie et d’un agent de l’établissement », et note que « ces premiers cas avérés parmi le personnel hospitalier ont suscité beaucoup d’émoi ».

           Le Parisien s’interroge : « Faut-il pour autant s’alarmer ? », puis fait savoir que « le ministère de la Santé répond qu’il n’est absolument pas question pour l’heure de relever le niveau d’alerte ».
          Le quotidien précise à ses lecteurs « ce qu’il faut vraiment craindre », et publie un entretien avec Sandrine Segovia-Kueny, médecin urgentiste, qui explique qu’un décès « était inéluctable compte tenu des données mondiales et en particulier chez les personnes fragilisées ».
La spécialiste déclare par ailleurs que « le nombre de personnes qui ont réellement contracté la grippe A en France est sous-estimé pour deux raisons : d’une part, la moitié des gens touchés par le virus ne ressentent aucun symptôme, d’autre part, tous les cas ne sont pas déclarés par mes confrères. Enfin, l’InVS ne recense plus désormais que les cas graves ou groupés pour déterminer comment le virus circule et se multiplie ».
           L’urgentiste observe en conclusion que « l’hypothèse la plus probable fait état de 10 000 à 20 000 décès [en France], soit deux à quatre fois plus qu’une grippe saisonnière sévère ».
       Le Figaro consacre également un article à ce « premier décès en France associé au virus H1N1 ».
Le journal précise qu’« a priori la responsabilité du virus pandémique comme seule cause du décès serait écartée ».
Sur une autre page, Martine Perez constate que « la grippe A (H1N1) devient un enjeu politique » en France. La journaliste remarque qu’« en réalité, il est difficile pour l’instant de savoir si l’on en fait trop ou pas assez ».

         Les Echos retient que « la France devient le cinquième pays européen à enregistrer un décès lié à la pandémie de grippe porcine », et estime que « l'épidémie entre dans une nouvelle phase ».
Le journal précise que « le taux de mortalité de la pandémie reste cependant très faible. Il est de l'ordre de 1 pour 1.000 en France et de 3 pour 1.000 en Grande-Bretagne alors que la moyenne mondiale est chiffrée à 4 pour 1.000 ».
Libération constate pour sa part qu’à la conférence du Cap (Afrique-du-Sud) sur le sida, « des virologues dénoncent l’alarmisme face au virus H1N1 ».


Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
TSAVO PRESSE



jeudi 30 juillet 2009 « La France en fait-elle trop sur la grippe A ? »

La Croix, Le Monde, Le Figaro, Le Point numéro 1924, Le Nouvel Observateur numéro 2334

C’est ce que se demande La Croix, qui livre l’avis de six infectiologues, spécialistes de la grippe ou des épidémies.
Le quotidien interroge le Pr Thierry May, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Nancy, qui remarque : « Je ne pense pas qu’on en fasse trop. Nous sommes en face d’un virus très contagieux qui, en quelques semaines, s’est diffusé sur les trois quarts de la planète. À ma connaissance, c’est la première fois qu’une maladie infectieuse se propage à une vitesse aussi rapide ».
« Même si le virus reste peu grave, il peut entraîner de très graves complications chez des personnes fragiles. Et il est légitime de se préparer pour éviter une profonde désorganisation de notre système de santé à l’automne », ajoute le praticien.

        Le Dr Anne Mosnier, co-coordinatrice des Groupes régionaux d’observation de la grippe (Grog), note que « nous sommes face à un virus avec une létalité qui n’est pas affolante certes, mais qui doit être pris au sérieux car il n’a pas le profil habituel d’un virus grippal ».
          Le Dr Jean-Hervé Bradol, directeur d’études à la Fondation MSF, observe qu’« on donne l’impression de rassurer la population en répétant que nos stocks de Tamiflu, de masques, et demain, de vaccins sont pleins à craquer. Mais ce n’est peut-être pas là-dessus que se jouera la diminution de la mortalité ».
« Si l’on veut diminuer la mortalité, il serait plus judicieux de concentrer nos énergies sur un maillage cohérent du territoire, pour renforcer notre capacité à mobiliser les médecins et être ainsi capables de traiter un grand nombre de patients sévèrement atteints », indique le spécialiste.
          Le Pr Jean-Paul Stahl, président de la Société de pathologies infectieuses de langue française, estime pour sa part qu’« on a eu raison, au tout début, de s’inquiéter, car il y avait une vraie incertitude sur la gravité de cette grippe. […] Mais il est contre-productif de se montrer alarmiste auprès du grand public à propos d’une pathologie pour l’instant peu sévère ».

         Le Figaro remarque de son côté que « les femmes enceintes devront être vaccinées en premier », selon une étude du CDC américain parue dans le Lancet.
Le journal souligne en effet que « les femmes enceintes atteintes du virus A (H1N1) ont 4 fois plus de risques de souffrir de complications et un taux de mortalité plus élevé que la moyenne ».
         Le Dr Denise Jamieson, co-auteur de l’étude, explique qu’« au cours de la grossesse, on observe des changements mécaniques et hormonaux. […] La capacité pulmonaire se réduit parce que l’utérus doit prendre plus de place et compresser le diaphragme. Toutes ces modifications de l’organisme rendent la femme enceinte plus susceptible d’être affectée par certains virus, en particulier la grippe ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet - TSAVO PRESSE

29/07/2009
« Grippe A : alerte maximale probable à la rentrée »
 Le Figaro, Le Parisien, Le Monde, La Tribune, Les Echos
 
Le Figaro indique que « le niveau 6 d'alerte du plan de lutte contre la pandémie grippale pourrait être décrété en France à la rentrée, a prévenu Roselyne Bachelot », hier sur France Inter.

Le quotidien retient que « la ministre de la Santé a expliqué qu'il était probable qu'au début de l'automne le virus soit plus actif. Si c'était le cas, des mesures plus contraignantes seraient mises en œuvre pour endiguer la pandémie ».
Le journal note ainsi que « les crèches, établissements d'enseignement, internats et toutes les structures d'accueil collectif de mineurs pourraient voir leurs portes se fermer », ou encore remarque qu’« un contrôle aux frontières au plan européen est envisagé ».

Le Figaro relève que « les sociétés misent de leur côté sur un pourcentage d'absents compris entre 25% et 45%.
Le plan national appelle à la mise en œuvre du travail à distance, des téléconférences et à la limitation des réunions ».

« Les déplacements individuels seraient limités.
La RATP prévoit cependant de continuer à assurer 30% du trafic.
Le plan suggère même un encouragement des ménages à effectuer des réserves alimentaires et en eau », continue le quotidien.

Le journal souligne en outre que « la généralisation du masque se profile avec la préconisation du port d'un masque chirurgical pour tous dans les espaces publics. Un plan de vaccination massif pourrait être mis en œuvre ».

Le Figaro se penche sur les « derniers plans de bataille au ministère de l’Intérieur », expliquant que « l’acheminement et la diffusion des vaccins, des masques de protection et des médicaments antiviraux seront placés sous haute surveillance ».

Le Parisien observe de son côté que « ce ne sont pas un mais deux types de vaccins qui seront produits par les laboratoires. Les premiers en octobre. Les seconds, pas avant novembre ».
Eric Althoff, porte-parole de Novartis, indique que « les premiers vaccins sont nés de la procédure d’urgence dite Mock-up qui nous a permis dès 2007 d’obtenir une homologation conditionnelle pour un vaccin pandémique. Cette maquette a été préparée avec une souche du virus aviaire H5N1 et adaptée ensuite au nouveau virus porcin H1N1 ».

Le second vaccin est « basé exclusivement sur le H1N1. Il est en cours de production. Pour le valider, nous sommes en train de réaliser des essais cliniques sur 5 000 à 6 000 personnes », poursuit le responsable.
Le Parisien publie un entretien avec Patrick Le Courtois, expert à l’Agence européenne du médicament, qui explique que cette stratégie « permet de gagner du temps, à savoir 2 mois ».
Les Echos explique quant à lui que « le ministère de la Santé va mettre en place des centres de vaccination » à l’automne.
Roselyne Bachelot a ainsi déclaré que « beaucoup de centres peuvent être mobilisés, des dispensaires, des mairies, des centres de santé, des cabinets médicaux qui pourraient être désignés ».
Un expert du gouvernement précise que « pour limiter vraiment la diffusion de l'épidémie, il faut pouvoir vacciner la moitié de la population moins de 30 jours après son déclenchement ».
Les Echos livre la réaction de MG France, qui estime que « les médecins traitants sont les mieux à même d'organiser la vaccination et de répondre aux inquiétudes de leurs patients ».
Et Le Monde publie un texte du Pr Jean-Philippe Derenne, consultant à la Pitié-Salpêtrière, qui écrit qu’« il est urgent et indispensable que le gouvernement réunisse sociétés scientifiques, organisations professionnelles et syndicales, afin que l'ensemble des soignants, médecins, infirmières et autres participent à l'élaboration des décisions afin d'en être solidaires et d'assurer ainsi leur mise en œuvre »

« Le traitement politique du virus H1N1 fait polémique »
Libération, La Croix, L’Humanité

Libération revient sur le « traitement politique du virus H1N1, [qui] fait polémique ».
Le journal observe qu’« irritée par les propos du Pr Bernard Debré, dans le Journal du dimanche, jugeant excessive la mobilisation du gouvernement contre une «grippette», Roselyne Bachelot a tenu à souligner, dès hier, dans le Figaro, que «la vigilance est de règle» face à la grippe A (H1N1) ».

          Libération cite la ministre de la Santé, qui « s’agrippe à son plan » et a déclaré que « pour le moment, le taux de mortalité du virus H1N1 est égal, voire un peu plus élevé que celui de la grippe saisonnière, qui tue chaque année, en France, 2 500 personnes sur un total de 2,5 millions de cas. Certains experts envisagent jusqu'à 20 millions de malades, ce qui nous mettrait face à un véritable problème de santé publique ».

            De son côté, La Croix constate à son tour, sur sa Une et sur une double page, que « la France s’organise face à la grippe A ».
           Le journal observe en effet que « le plan gouvernemental mis au point pour affronter l’augmentation attendue des cas de grippe A à l’automne est prêt. Il pourrait n’être appliqué que partiellement, si le virus reste bénin ».

              Le quotidien explique entre autres que « les soins non urgents pourront être déprogrammés », ou encore relève que dans les entreprises, « les grandes structures [sont] mieux armées que les petites ».

Et L’Humanité s’interroge, titrant sur sa Une : « Doit-on avoir peur ? ».
           Le journal note que « la pandémie semble irréversible mais cette infection n’est pas plus dangereuse qu’une grippe classique, estiment les médecins ».

           Le quotidien relève ainsi que « des médecins relativisent les annonces du gouvernement et dénoncent des mesures inappropriées », puis s’interroge : « Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ? ».


28/07/2009-Grippe A : le niveau 6 pourrait être décrété à la rentrée
Créé le 28/07/09 - Dernière mise à jour à 13h00( Europe1)
L’hypothèse a été évoquée mardi par Roselyne Bachelot. Le niveau d’alerte en France est actuellement de 5A.

          Ce serait le signe que l’épidémie de grippe A s’installe et que l’alerte maximale doit être déclenchée pour y faire face.
           Roselyne Bachelot a indiqué mardi que la France pourrait passer au niveau 6 à la rentrée de septembre. La ministre de la Santé a même qualifié ce scénario de "probable" alors que 960 cas de grippe A ont été signalés depuis le 1er mai sur l’ensemble du territoire.
          Pourquoi en septembre ? "Il y aura la rentrée scolaire avec les enfants dont le mode de vie est un facteur de propagation du virus", a expliqué Roselyne Bachelot, interviewée sur France Inter. "Pour l'instant nous avons une circulation qui commence à être active sur le territoire, mais avec des cas très limités qui justifient que pour l'instant nous nous maintenions au niveau 5A", a-t-elle ajouté.
           Le niveau 6 "ouvre une boîte à outils" à la fois administratives et sanitaires, a précisé Roselyne Bachelot. Pour les malades, il signifie la gratuité des médicaments antiviraux. Pour les établissements scolaires ou les crèches, il peut déboucher sur des mesures de fermeture. Des manifestations sportives et culturelles pourraient être annulées et certains transports publics suspendus localement.

Discours de la Nouvelle Ancienne Ministre au  Congrés de NICE EN juin 2009


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