Publié par Formation Médicale Continue

            Les médecins traitants seront bientôt en première ligne pour la prise en charge des cas de nouvelle grippe(ça , c'est  sûr , c'est  pas nouveau ..(webmestre))

extrait article du  "Le Généraliste" du  03 juillet  2009

          La ministre de la santé a reçu leurs représentants jeudi.  Elle n’exclut pas de faire du généraliste le premier recours d’ici à la deuxième quinzaine de juillet si nécessaire.


................Pour l’heure, la doctrine des pouvoirs publics en France demeure donc le recours au centre 15, suivie d’une première consultation hospitalière.
      Mais la prescription d’antiviraux n’est déjà plus systématique et déjà les cas bénins sont adressés aux généralistes, ainsi que Roselyne Bachelot l’avait indiqué dès le 25 juin.

      La place des médecins traitants (??? traitants ou  généralistes ..)   devraient donc s’accroitre sous quelques semaines. Et dès si le nombre de cas venaient à s’accroitre de façon exponentielle, ils seraient le recours immédiat pour éviter d’engorger les structures hospitalières.
          A Nice, Roselyne Bachelot s’était voulu rassurante en indiquant que la rémunération se ferait dans le cadre du droit commun via le paiement à l’acte. Et qu’en cas de réquisitions, c’est l’Etat qui y pourvoirait. Jeudi, son directeur de la Sécurité sociale a précisé qu’il n’ya aurait « aucun problème pour la protection assurantielle : « la responsabilité civile professionnelle jouera dans les conditions du droit commun et en cas de réquisition, la responsabilité de l’Etat s’y substituera. »


         Parmi les médecins participants qui assistaient jeudi dernier à la réunion au ministère de la Santé, la plupart approuvaient le recours à la médecine de ville pour prendre en charge une prochaine épidémie.
         Mais l’inquiétude venait plutôt des moyens dédiés, notamment à la régulation des appels en libéral.
     Ainsi, MG France « approuve l'idée de confier la population à la médecine ambulatoire, et les éventuels cas graves étant dirigés à l'hôpital, soit par l'intermédiaire de leur médecin traitant, soit par l'appel direct au 15 ». Pourtant, le syndicat de Martial-Olivier-Koerhet s’inquiète d’un éventuel engorgement du 15 et préconise une nouvelle fois d’ouvrir le 333, numéro d’appel grand public « réservé aux demandes d’avis médical. » Pour sa part le Dr Luc Duquesnel est ressorti de la réunion en trouvant «excellente» l’idée d’associer les URML, mais il insiste sur l’absence de crédits actuellement dévolus à la régulation libérale des appels en cas d’épidémie. Cet élu (Unof) de l’URML Pays-de-Loire s’inquiète aussi de la désorganisation des Ddass et drass bientôt restructurées pour créer les ARS. Enfin, il redoute que les généralistes soient courcircuités pour la vaccination, au prétexte de conditionnements particuliers.


         Concernant le vaccin contre cette nouvelle grippe, «on nous a fait des promesses de quelques millions de doses en septembre», a indiqué Mme Bachelot. «Si on a 10 millions ou 5 millions de doses en novembre, vous comprendrez aisément que la stratégie (ndlr de vaccination) ne sera pas la même», a-t-elle dit à la presse, en précisant que son souhait serait de pouvoir offrir la vaccination à toute la population.
      « Il faudra aussi 2 vaccinations (2 doses) à 3 semaines d'intervalle », a-t-elle précisé. L'évolution du virus, la détermination des personnes les plus vulnérables seront aussi à prendre en compte.


Paul Bretagne (avec AFP)
Le Généraliste



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