Publié par Formation Médicale Continue

Plan Santé Jeunes

Face à la diffusion préoccupante des comportements à risque et au développement d’habitudes alimentaires déséquilibrées, ces propositions visent à mieux protéger les jeunes en mettant l’accent sur :

    la lutte contre les pratiques addictives, prévoyant notamment la mise en cohérence de la législation actuelle sur la vente de boissons alcoolisées aux mineurs, en lien avec la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie ;

    des habitudes nutritionnelles plus équilibrées
, en favorisant un environnement propice, notamment en matière de publicité, de bonnes pratiques autour des caisses des grandes surfaces, de restauration scolaire, de charte de qualité, en concertation avec les professionnels du secteur et les associations. Cet environnement sera suivi grâce à la création d’un observatoire de la qualité alimentaire ;

    la lutte contre l’anorexie, grâce à une charte qui sera prochainement signée avec les professionnels du secteur de l’image, au renforcement de la protection des mannequins en particulier mineurs par la médecine du travail et l’inspection du travail, ainsi qu’une interdiction de l’apologie de l’extrême maigreur et de l’anorexie dans les médias.

Des situations dramatiques sont par ailleurs souvent constatées chez les jeunes les plus vulnérables pour lesquels des efforts particuliers doivent être mis en œuvre, et notamment :
    un programme expérimental de prévention santé en milieu scolaire et universitaire qui tiendra compte des inégalités territoriales en matière de santé, dès la rentrée scolaire prochaine ;

    la promotion du dispositif du numéro vert « fil santé jeunes » (0 800 235 236) dont la simplification à 4 chiffres et la gratuité à partir de téléphones portables sera expérimentée à la rentrée scolaire ;

    le repérage et la prévention de la crise suicidaire, plus particulièrement chez les jeunes homosexuels, notamment avec une campagne dès fin 2008 menée sous l’égide du cinéaste André Téchiné ;

    une campagne « contraception 2008-2009 »
qui réponde aux besoins des jeunes non scolarisés dans les quartiers populaires ;

    le développement des maisons des adolescents dans tous les départements d’ici 2010, en priorité dans les quartiers populaires, et le déploiement d’équipes mobiles pluridisciplinaires à partir de ces maisons, allant au devant des jeunes.

Le plan Santé des jeunes repose également sur le développement de la place des activités physiques et sportives dans la vie courante des jeunes :
    le nombre d’heures d’activités sportives sera augmenté à l’école dès la rentrée prochaine. Les crédits du Centre National du Développement Sportifs (CNDS) ont été augmentés en 2008 à cet effet.
    le développement du sport à l’université sera favorisé, dans les suites des recommandations que fera la mission confiée à Stéphane Diagana.
Les jeunes doivent également recevoir les moyens d’être autonomes au moment même où ils peuvent avoir besoin de bénéficier, sans l’accord parental, des conseils d’un professionnel de santé et d’un suivi adapté aux problèmes de leur âge. Pour cela :
    les étudiants pourront mieux s’intégrer au système de santé en ayant la possibilité d’effectuer en plusieurs fois le versement de leurs cotisations maladie pour les prochaines inscriptions universitaires. Les services universitaires de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) pourront plus facilement devenir des centres de santé délivrant des soins curatifs au sein même des universités,

    enfin, tous les jeunes de 16 à 25 ans pourront bénéficier, dès le 1er janvier 2009, d’une consultation annuelle sans avance de frais ni reste à charge chez le médecin généraliste de leur choix, même sans accord parental pour les mineurs. Ils recevront en même temps que leur première carte Vitale à 16 ans un « passeport pour la santé », leur rappelant leurs droits et indiquant les structures de soins les plus proches de chez eux.


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