Publié par SNEMG


snemg.jpgCommuniqué de presse SNEMG du 27 septembre 2007 
Les restrictions à l’installation aggraveront le manque de médecins généralistes

    Le Syndicat National des Enseignants de Médecine Générale (SNEMG) a pris connaissance avec consternation des mesures envisagées pour résoudre les problèmes de la démographie médicale et de la mauvaise répartition des médecins sur le territoire.

    Le mouvement de grève des internes est d’autant plus justifié pour la Médecine Générale.

    En effet, des mesures coercitives concernant l’installation auront un effet immédiat : détourner un peu plus les internes de cette discipline déjà en grand danger démographique en raison de son manque d’attractivité à l’université.

    Avant de penser à pénaliser ceux qui veulent s’installer en Médecine Générale, il serait plus intelligent de les inciter à choisir cette voie à l’université.

    Mettre en place une coercition, c’est exposer encore plus la population demain à l’absence de médecin généraliste formé. Les zones rurales et urbaines sinistrées se multiplient déjà sans que, ni les Ministères, ni l’Assurance maladie, n’apportent de réponse appropriée.

    Des solutions pérennes et structurelles existent et ont fait leurs preuves : former les professionnels sur les lieux de leur futur exercice.

    Pour la Médecine Générale, il faut généraliser les stages ambulatoires dans le 3ème cycle, donner un statut aux enseignants généralistes maîtres de stage et constituer la filière universitaire à l’égal de celle des autres spécialités ; il n’y a toujours aucun titulaire universitaire de la discipline en France malgré la répétition des promesses et des déclarations d’intention sans lendemain.

    Dans ce contexte, le SNEMG soutient le mouvement déclenché par les représentants des internes et des jeunes médecins généralistes. Les solutions structurelles passent par la formation et la filière universitaire de Médecine Générale.

Le 27/09/2007
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