Publié par Journal International de Médecine


Paris, le vendredi 31 août 2007-images-copie-2.jpg
  
      Nicolas Sarkozy a installé à l’Elysée la « commission pour la libération de la croissance », un groupe d’étude présidé par l’ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali.

        Parmi les nombreuses pistes évoquées pour encourager l’augmentation du pouvoir d’achat et de la croissance, la suppression « des barrières qui existent dans différentes professions réglementées » est envisagé.
        Outre les notaires, les taxis et les avoués, les pharmaciens semblent être également visées par la proposition du chef de l’exécutif.

"Mettre fin à des rentes que rien ne justifie"

        Sans les nommer, Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de réformer le statut des pharmaciens dans son discours devant les représentants du patronat, le 30 août lors de l’université d’été du Medef. Cependant aucune proposition concrète n’a été avancée. La « suppression des barrières » pourrait recouvrer deux évolutions majeures.


        Nicolas Sarkozy pourrait en premier lieu envisager de mettre fin (ou d’assouplir), au monopole de la vente de médicaments accordée par le législateur aux pharmaciens.
        Les grandes surfaces pourraient être les principaux bénéficiaires d’une telle mesure.


            Une autre évolution possible est celle de la « libéralisation » du nombre de pharmacies en France.
        Actuellement, toute création d’une nouvelle officine doit faire l’objet d’une autorisation préfectorale délivrée après avis du conseil de l’Ordre des pharmaciens et des syndicats.
        Les conditions strictes relatives à la population desservie pourraient également être assouplies.

Inquiétude des syndicats de pharmaciens
        « Le terme de rente de situation est très insultant » a annoncé Jean-Pierre Lamotte, vice-président des syndicats pharmaceutiques de France sur Europe 1.
A    u-delà de la polémique suscitée par la formulation du chef de l’Etat, Jean-Pierre Lamotte s’inquiète d’une possible « ouverture » de la profession : « Je ne voudrais pas que le Président soit entrain de renforcer le pouvoir de monopole de fait de la grande distribution au détriment du service à la population de proximité ».

        Avec cette annonce, les conclusions de la commission Attali sur la croissance sont donc attendues avec impatience par l’ensemble des pharmaciens.
        Rappelons que selon les sondages plus de la moitié des pharmaciens auraient voté pour N Sarkozy dès le premier tour…logo.gif


http://www.jim.fr/medecin/11_med_ge...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :