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Le BCG n'est plus obligatoire

La décision était attendue :

le BCG n'est plus obligatoire,
mais le vaccin
reste fortement recommandé dans les populations à risque.

Pour l'encadrer, le programme national de lutte contre la tuberculose, présenté  par la ministre de la Santé, vise notamment à renforcer le diagnostic précoce, le dépistage et à maintenir la résistance aux antibiotiques à un faible niveau.
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Le vaccin contre la tuberculose n'est plus obligatoire

le ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a annoncé, mercredi 11 juillet, la suspension de l'obligation de vacciner tous les enfants et les adolescents contre la tuberculose par le BCG, à l'occasion de la présentation du nouveau programme de lutte contre cette maladie.
Après plus de deux ans de débats, et conformément aux recommandations du Conseil supérieur d'hygiène publique et du Comité technique des vaccinations, la France, à l'image d'autres pays européens, veut optimiser sa stratégie de vaccination en la ciblant vers les enfants dits "à risque" et en renforçant le dépistage.


L'incidence de la tuberculose - maladie infectieuse à déclaration obligatoire depuis 1964 - n'a cessé de diminuer dans les pays industrialisés. Avec 5 374 cas en 2005, elle touche près de 9 personnes sur 100 000 en France. Mais il existe de fortes disparités géographiques et sociales.

Il reste "fortement recommandé" de vacciner les enfants nés dans un pays à forte endémie tuberculeuse (Afrique subsaharienne, Asie, etc.), ou en contact avec des adultes qui en proviennent, ceux résidant en Ile-de-France ou en Guyane (deux régions qui totalisent près de 40 % des cas déclarés) ; ceux aussi vivant dans des logements insalubres, surpeuplés ou dans des conditions socio-économiques précaires, ou encore ceux ayant des antécédents familiaux. Le nouveau programme considère comme "prioritaire" la vaccination "dès le premier mois de la vie" des nourrissons des groupes à risque.

Parallèlement, des mesures sont prévues afin d'inciter les personnes présentant un risque accru (migrants, personnes âgées, détenus, personnes en grande précarité) à consulter un médecin, "en insistant", souligne le programme, "sur la gratuité des soins et la garantie de confidentialité".

Sandrine Blanchard
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