Publié par Formation Médicale Continue

ZIKA-DENGUE-CHIKUNGUNYA .. les bons geste

 AVANT D'ACHETER OU D'UTILISER DES PRODUITS ANTI·MOUSTIQUES


Je demande conseil à un pharmacien surtout en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes.

 Je lis bien 10 notice avont toufe application.


Je demande l'avis du mêdecin traitant pour l'enfont de moins de 30 mois el en cos d'antécédents de convulsions.


J'évite de les appliquer sur le visage et les moins des jeunes enfants.

 

ZIKA-DENGUE-CHIKUNGUNYA .. les bons geste
ZIKA-DENGUE-CHIKUNGUNYA .. les bons geste
ZIKA-DENGUE-CHIKUNGUNYA .. les bons geste

Qu’appelle-t-on le Zika ?

Le Zika est une maladie due à un virus (arbovirus) transmis par les moustiques. Le virus Zika appartient à la famille des Flaviviridae du genre Flavivirus, comme ceux de la dengue et de la fièvre jaune. La transmission du virus est réalisée par des moustiques appartenant à la famille des Culicidae et au genre Aedes dont Aedes aegypti et Aedes albopictus.

Qu’elle est l’origine du virus Zika ?

Le virus Zika a été identifié chez l’homme en 1952 en Ouganda. Deux lignages du virus ont été trouvés : le lignage africain qui s’est propagé en Afrique (Sénégal, Ouganda, Nigeria, Côte d’Ivoire, Gabon, Tanzanie, Egypte, République centrafricaine, Sierra Leone…) et le lignage asiatique qui s’est répandu en Asie (Cambodge, Inde, Indonésie, Malaisie, Pakistan, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) et en Océanie.

Plus récemment, le virus s’est propagé en Micronésie, en Polynésie française et en Amérique centrale et du Sud.

Comment se transmet la maladie ?

 

La transmission du virus est très majoritairement due à des moustiques appartenant à la famille des Culicidae et au genre Aedes dont Aedes aegypti et Aedes albopictus. Lors d’une piqûre, le moustique se contamine en prélevant le virus dans le sang d’une personne infectée. Le virus se multiplie ensuite dans le moustique, qui pourra, à l’occasion d’une autre piqûre, transmettre le virus à une autre personne. Une personne infectée est dite « contaminante pour les moustiques » au moment où le virus est présent dans son sang, c'est-à-dire pendant la phase de développement de l’infection dans le corps, soit douze jours après la piqure infectante. Pendant cette période, il faut éviter qu’une personne infectée ne se fasse piquer, et qu’elle transmette ainsi le virus à d’autres moustiques (du genre Aedes), et ainsi d'éviter l'entretien du cycle de transmission virale.

Le virus peut aussi se transmettre de la mère à l’enfant à naître si la mère est contaminée pendant la grossesse.

Un cas probable de transmission sexuelle a également été décrit.

Quels sont les symptômes de la maladie et quelles peuvent en être les complications ?

 

Les symptômes se caractérisent par une éruption cutanée (exanthème maculo-papuleux, voir prurit) avec ou sans fièvre même modérée. Les autres signes décrits au cours de cette infection sont : fatigue, douleurs musculaires et articulaires, conjonctivite, maux de tête et douleurs rétro-orbitaires. Il est difficile, sur ces seuls symptômes, de faire un diagnostic, notamment lorsque coexistent dans la zone la dengue ou le chikungunya. De plus, il existe des formes de la maladie sans symptômes apparents (entre 70 et 80 % de formes asymptomatiques).

Cependant, il existe deux types de complications. Des complications neurologiques en lien avec l'infection par le virus Zika, de type syndrome de Guillain-Barré, ont été décrites au Brésil et en Polynésie française. Des microcéphalies et des anomalies du développement cérébral intra-utérin ont également été observées chez des fœtus et des nouveaux-nés de mères enceintes pendant la période épidémique ; des travaux de recherche sont actuellement conduits dans ces pays pour mieux décrire et comprendre ces complications.

Existe-t-il des examens de diagnostic biologique du Zika ?

Il s’agit dans un premier temps de réaliser sans délai après le début des symptômes des prélèvements sanguins et d’urine afin d’effectuer la recherche du génome du virus (examen direct par RT-PCR  technique qui permet de faire une réaction en chaîne par polymérase à partir d'un échantillon d’ARN - du sang et des urines).

En présence de signes cliniques évocateurs et d’un résultat négatif par RT-PCR, le diagnostic peut être confirmé (par sérologie) par le Centre national de référence des arboviroses de Marseille. Ce laboratoire est le seul capable de réaliser par sérologie la détection des anticorps spécifiques de la maladie Zika (IgM – immunoglobuline M - et IgG - immunoglobuline G - anti-Zika).

Existe-t-il un traitement spécifique du Zika ?

Il n’existe pas à ce jour de traitement spécifique contre le Zika. Le traitement est avant tout symptomatique (traitement de chacun des symptômes) et repose notamment sur la prise d’antalgiques (paracétamol), et le repos. De plus, les médicaments de type salicylés (aspirine) sont à éviter du fait de la coexistence de la dengue dans les zones où circule le virus et du risque induit de saignement. Il est important de consulter un médecin en cas de signes évocateurs, tout particulièrement pour les femmes enceintes compte-tenu des complications possibles chez l’enfant à naître.

Existe-t-il un vaccin contre le virus ?

Actuellement, aucun vaccin n’existe contre la maladie Zika.

Quelles sont les recommandations pour les femmes enceintes résidant ou désirant se rendre dans une zone touchée par une épidémie de Zika ?

Il est spécialement recommandé aux femmes enceintes de se protéger par tous les moyens disponibles contre les piqûres de moustiques et tout particulièrement au cours des deux premiers trimestres de la grossesse.

Il est important pour toutes les femmes enceintes résidant en zone épidémique, avec ou sans antécédents de piqûre de moustiques ou de symptômes de l’infection à Zikavirus, d’avoir un suivi médical de grossesse adapté. Le Haut Conseil de la santé publique (a produit des recommandations le 5 janvier 2016 sur la conduite à tenir dans le cadre de ce suivi.

Il est recommandé aux femmes enceintes qui souhaitent se rendre dans des régions touchées par le Zika, de reporter leur voyage  ou si elles ne peuvent pas le différer de consulter, préalablement à leur déplacement, leur médecin. Outre les moyens de protection physique (port de vêtement longs couvrant les bras et les jambes jusqu’au chevilles, si possible imprégnés de répulsif, moustiquaires imprégnées dans l’habitat…), il leur est fortement recommandé d’utiliser, y compris dans la journée, un produit répulsif adapté en respectant les précautions. La liste des produits adaptés dans ce contexte est disponible sur le site du ministère de la santé.

S’agissant de voyages avec des jeunes nourrissons, les moyens de protection contre les piqûres de moustiques sont limités (impossibilité d’utiliser des répulsifs corporels avant l’âge de 2 mois, seule la moustiquaire imprégnée de répulsif et le port de vêtements amples couvrant les membres peuvent les protéger). Les berceaux et les poussettes doivent aussi être protégés par des moustiquaires imprégnées. Il appartient donc aux familles, en lien avec le médecin traitant, de déterminer l’intérêt d’un séjour touristique avec un jeune nourrisson.

Comment se protéger contre le Zika ?

La prévention individuelle repose sur les moyens de protection contre les piqûres de moustique en utilisant différents moyens physiques et chimiques.

Il est recommandé :

  • de porter dans la journée (et en particulier en début et fin de journée, périodes d’intense activité du moustique vecteur) des vêtements amples et long couvrant également les bras et les jambes jusqu’aux chevilles
  • d’utiliser de préférence des vêtements imprégnés avec un produit insecticide spécial pour tissu, dans les zones de prolifération intense des moustiques ou en cas de contre-indication aux répulsifs (nouveau-nés, nourrisson jusqu’à 3 mois)
  • d’utiliser des répulsifs sur les zones découvertes de la peau. Des précautions sont à respecter chez la femme enceinte et l’enfant (prendre avis auprès de son médecin ou d’un pharmacien)
  • d’utiliser des moustiquaires, des diffuseurs électriques à l’intérieur des maisons et des « bandeaux collants » imprégnés d’insecticide fixés au plafond des pièces de l’habitat

Que faire en cas de maladie pour les habitants et les voyageurs rentrant des zones épidémiques ?

Pour toute apparition de signes cliniques évocateurs (éruption cutanée, avec ou sans fièvre même modérée, et au moins deux signes parmi les suivants : douleurs conjonctivales, douleurs musculaires et articulaires (arthralgies myalgies), il est nécessaire de consulter un médecin sans délai pour préciser le diagnostic et bénéficier d’une prescription de médicaments adaptés. Pour les voyageurs, l’apparition de ces symptômes peut intervenir jusqu’à douze jours suivant le départ d’une zone où circule le Zika et nécessite de consulter un médecin en lui précisant la destination et les dates du séjour. Rappelons qu’il est impératif de se protéger contre les piqûres de moustique pendant le séjour.

Quelles sont les mesures prises pour limiter la transmission du Zika ?

 

Outre les mesures de protection individuelles, la lutte contre la maladie passe par la prévention de la prolifération des moustiques au domicile et autour, c’est à dire par la réduction de toutes les sources potentielles de gîtes larvaires constituées par les eaux stagnantes et tout récipient susceptible de retenir les eaux de pluie (vases, pots de fleurs, gouttières,  stockages pouvant contenir de l’eau (pneus, bâches plastique, jeu d’enfants, gouttières, etc.) et par l’application de traitements larvicides lorsque la suppression de ces gîtes n’est pas possible.

Par ailleurs, cette lutte est également axée contre le moustique adulte au moyen de pulvérisation de biocides en zone infectée. La prévention dans l’habitat local repose sur l’utilisation d’insecticides autour des ouvertures des portes et des fenêtres, ainsi que l’utilisation de moustiquaires.

Comment réduire la présence des moustiques à l’intérieur et autour de l’habitation ?

Pour réduire la présence de moustiques à l’intérieur et autour de son habitation, il faut détruire les gîtes larvaires, c’est-à-dire les lieux de ponte du moustique. Après chaque pluie, il est conseillé d’effectuer une visite autour de la maison et de supprimer tous les récipients, objets divers, déchets, végétation qui contiennent de l’eau, car c’est dans ces rétentions d’eau que le moustique va pondre. Les récipients de stockage d’eau de pluie doivent être fermés hermétiquement ou recouverts d’une moustiquaire, les soucoupes sous les pots de fleurs doivent être supprimées, l’eau des vases doit être renouvelée au moins une fois par semaine.

Existe-t-il une transmission du virus d’homme à homme ?

La transmission s’effectue par le biais d’un moustique qui pique une personne atteinte de la maladie Zika. Quelques jours plus tard, le moustique infecté devient contaminant. Ce moustique peut alors transmettre le virus à une autre personne saine en la piquant. Il faut 3 à 12 jours pour que les symptômes du  de l’infection à virus Zika apparaissent chez la personne contaminée par le moustique. Pendant au moins une semaine après l’apparition des symptômes, la personne malade peut contaminer un autre moustique sain si elle se fait piquer.

Les personnes atteintes du Zika ne sont pas contagieuses.

Dois-je me protéger aussi contre la piqûre des moustiques lorsque je suis atteint du Zika ?

Oui, il est indispensable de se protéger contre les piqûres lorsqu’on présente les symptômes du Zika. En effet, pendant les sept premiers jours de la maladie, la personne malade est porteuse du virus dans son sang. Chaque moustique qui piquera une personne malade durant cette période se contaminera en prélevant le sang et donc le virus. Se protéger pendant cette période, c’est éviter de transmettre l’infection à son entourage.

Quelles sont les mesures et études envisagées par les autorités sanitaires ?

Elles sont multiples :

  • surveillance sanitaire renforcée pour repérer tout cas suspect
  • intervention autour des cas pour éviter l'apparition de foyer épidémique
  • poursuite de l'information des professionnels de santé
  • mesures dans les transports aériens (information des passagers, désinsectisation)
  • communication en direction du grand public, et en particulier des femmes enceintes : rappel des mesures de prévention et de protection individuelle et collective

Le Haut conseil de la Santé publique (dans son avis du 2 février 2016) recommande que l’infection à virus Zika soit inscrite, comme la dengue et le chikungunya, sur la liste des maladies à déclaration obligatoire (DO).

Le virus Zika peut-il arriver en France métropolitaine ?

Des moustiques du genre Aedes (Aedes albopictus) sont présents en France métropolitaine et peuvent théoriquement transmettre le virus Zika si des patients porteurs de virus arrivent dans les zones infestées, durant la période d’activité des moustiques (habituellement de mai à novembre).

Au cours de cette période, la surveillance renforcée des arboviroses transmises par Aedes albopictus (dengue, chikungunya et Zika) est mise en place chaque année, dans les départements où ce vecteur est implanté.

Y-a-t-il un risque de transmission du virus Zika par les moustiques Aedes albopictus en France métropolitaine ?

En métropole, le vecteur potentiel du virus Zika est le moustique Aedes albopictus aussi appelé moustique tigre. Le risque de transmission est lié à la capacité du moustique (sa « compétence ») à transmettre le virus Zika, à sa présence et à sa densité sur le territoire. La compétence d’Aedes albopictus pour le virus Zika a été montrée dans quelques publications mais des études complémentaires sont en cours. Aedes albopictus pourrait être moins compétent pour le virus Zika qu’Aedes aegypti.

Le risque de transmission du virus Zika, même en présence de vecteurs compétents, est extrêmement faible entre novembre et mai.

Ces moustiques persistent dans nos régions grâce à la capacité des œufs à entrer en diapause, un état proche de l’hibernation, en fin de saison (vers le mois de septembre). Les moustiques adultes, les seuls capables de transmettre le virus, ne survivent pas à l’hiver du fait de leur durée de vie et du froid.

Comment expliquer la diffusion actuelle très rapide de l'épidémie de virus Zika sur le continent américain ?

Comme toutes les infections transmises par des moustiques (Chikungunya, Dengue, West Nile, fièvre jaune, etc.), la diffusion du virus Zika nécessite la présence de moustiques vecteurs en abondance et d’une population dite « naïve », c’est-à-dire non immunisée par une infection antérieure par le virus.

De telles conditions de diffusion existent sur le continent américain, où le vecteur Aedes aegypti est présent du sud des États-Unis à l’Amérique latine, à l’exception du Chili où il est absent. La situation est comparable à celle vécue lors de l’épidémie de Chikungunya qui a frappé le continent américain en 2014-15 : initialement repéré sur l’île de Saint Martin en décembre 2013, le Chikungunya s’est rapidement propagé dans les Caraïbes et sur le continent américain.

À l’échelle mondiale, le risque de diffusion n’est pas identique partout. De nombreuses zones tempérées, comme l’Europe, sont relativement protégées soit par l’absence de moustique vecteur soit par son inactivité pendant la période hivernale.

Le virus qui se répand en Amérique aujourd'hui appartient-il à la même souche qu’en Polynésie française ?

Le virus de Polynésie et celui qui s’étend en Amérique latine et dans les Caraïbes appartiennent au même lignage du virus Zika, le lignage asiatique. Le génome du virus isolé au Suriname présente de très fortes similitudes (de plus de 99,7 %) avec celui qui a circulé en Polynésie française.

Il est donc très probable qu’il s’agisse de la même souche qu’en Polynésie. Cette souche a circulé dans le Pacifique en 2014 et aussi provoqué une épidémie en Nouvelle-Calédonie et des cas sur l’île de Pâques.

Quelle est le nombre de malformations cérébrales observées pendant les épidémies de Zika ?

La proportion d’anomalies cérébrales (incluant des microcéphalies) chez les nouveau-nés en Polynésie française pour des grossesses qui se sont déroulées pendant l’épidémie de Zika est estimée entre 0,4% et 1% (données préliminaires). Il s’agissait de petits effectifs et les extrapolations doivent être prudentes.

Les données rapportées par le Brésil, qui mentionnent une multiplication des microcéphalies par un facteur 10, voire 20 dans certains États, par rapport au taux habituellement observé, doivent être interprétées avec une grande prudence en attendant les résultats des études épidémiologiques.

Comment l'hypothèse d'un lien entre les cas de microcéphalies et le virus Zika a-t-elle émergée ?

Quelques épidémies de Zika sont survenues dans le monde depuis les premiers cas humains décrits en 1952 en Ouganda. Ce virus était alors considéré comme bénin.

En 2015, la Polynésie française (de l’ordre de 270 000 habitants) signalait un nombre inhabituellement élevé (une vingtaine de cas) d’anomalies cérébrales, dont des microcéphalies, chez des fœtus et des nouveau-nés. La microcéphalie est due au développement anormal du cerveau du fœtus dans l’utérus. Elle se manifeste par un périmètre crânien inférieur à la normale.

Ces cas correspondaient majoritairement à des grossesses qui s’étaient déroulées pendant l’épidémie de Zika qui avait sévi en Polynésie d’octobre 2013 à avril 2014. Au même moment, le Brésil rendait publique la survenue d’un nombre très important de microcéphalies sur son territoire, elles aussi contemporaines de l’épidémie de Zika qui sévit encore actuellement. Fin janvier 2016, le Brésil, avec une population de 220 millions d’habitants, rapportait plus de 4 000 cas suspects de microcéphalie.

Cette concordance spatio-temporelle entre l’épidémie de Zika et ces événements sanitaires ont conduit à émettre l’hypothèse d’un lien entre ces anomalies cérébrales chez le fœtus et le virus Zika. Des études sont en cours pour le confirmer.

Voir les risques de la maladie à virus Zika sur le site du Centre européen de contrôle et prévention des maladies (ECDC).

Qu'en est-il aujourd'hui de cette hypothèse ?

La responsabilité du virus Zika n’est pas encore  certaine. Cette association est probable du fait de la concordance spatiotemporelle entre les épidémies de Zika et la survenue des cas de microcéphalie. Par ailleurs, au Brésil un génome du virus Zika a récemment été isolé dans des liquides amniotiques correspondant à de telles situations et dans des tissus lors d’autopsies fœtales ou de nouveau-nés. Les études virologiques sont en cours.

Parallèlement, d’autres hypothèses (causes génétiques, toxiques, médicamenteuses, etc.) ou des facteurs qui agiraient en association avec le virus Zika sont à l’étude.

Le virus Zika se transmet-il par voie sexuelle ?

La transmission par voie sexuelle est considérée comme possible. Deux publications récentes font état de la présence de virus dans le sperme d’un sujet infecté par le virus lors de l’épidémie de Polynésie française. Une publication plus ancienne rapporte une probable transmission à la suite de rapports sexuels entre un homme de retour d’une zone épidémique et présentant des signes évocateurs de Zika et sa compagne qui n’avait pas voyagé.

La durée de persistance dans le sperme est difficile à estimer faute de données disponibles (de l’ordre de plusieurs semaines).

Le Haut Conseil de la santé publique a émis des recommandations relatives à la transmission du virus Zika par voie sexuelle le 8 février 2016.

Quelles sont les données publiées sur la transmission sexuelle du virus Zika ?

La première et seule observation publiée à ce jour d’une transmission sexuelle du virus Zika concerne un couple américain en 2008. Le mari a contracté l’infection au Sénégal, son épouse ayant déclaré la maladie neuf jours après le retour de celui-ci. Le seul facteur de transmission retrouvé est l’existence de relations sexuelles avec son époux dans les jours qui ont suivi son retour. Le virus Zika n’a pas été recherché dans le sperme. Le diagnostic a été sérologique chez les deux patients. Un autre cas a été signalé en janvier 2016 au Texas chez une patiente dont le partenaire sexuel revenait d’un voyage au Venezuela.

Le virus du Zika est-il présent dans le sperme ?

La seule observation publiée à ce jour de l’existence de virus infectieux dans le sperme concerne un patient de Tahiti en 2013. Une hématospermie témoignant d’une atteinte génitale est apparue deux semaines après un épisode clinique évocateur d’infection à virus Zika (céphalées, arthralgies, fébricule). Le virus a été isolé sur culture cellulaire à partir d’un prélèvement de sperme du patient.

Combien de temps le virus Zika est-il présent dans le sperme ?

Si l’on se réfère aux cas publiés, la durée à considérer varierait d’au moins cinq jours avant l’apparition des signes cliniques à au moins dix-huit jours après. On ne connaît pas sa durée maximale.

Pour prévenir le risque de transmission sexuelle du virus Zika pour les femmes enceinte en âge de procréer ou ayant un projet de grossesse, il est recommandé d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme de retour de zone épidémique ou résidant dans une zone épidémique.

Le virus Zika se transmet-t-il par voie sanguine ?

La transmission par le sang est actuellement considérée comme possible bien qu’il n’y ait pas eu à ce jour de tels cas de transmission décrits dans la littérature scientifique. Cependant, des mesures de sécurisation des produits sanguins et de restriction des donneurs de sang ont été prises. Ainsi, depuis le 4 janvier 2016, les femmes enceintes résidant aux Antilles et en Guyane ayant besoin d’une transfusion de concentrés de globules rouges reçoivent des produits en provenance de la métropole.

Les personnes souhaitant donner leur sang en métropole et dans les territoires d’outre-mer non touchés par le Zika font l’objet d’une contre-indication temporaire de vingt-huit jours, lorsqu’ils reviennent d’une région où sévit le virus Zika dans l’attente de la mise à disposition de tests de dépistage auprès de l’Établissement français du sang. Voir leur dossier Virus du Zika et transfusion sanguine.

Pour en savoir plus

Recommandations relatives à la transmission sexuelle

Les professionnels de santé sont invités à consulter régulièrement le site du ministère de la Santé, du Haut Conseil de la santé publique, l’InVS et de l’Inpes pour prendre connaissance des actualités relatives à l’infection à virus Zika compte tenu de l’évolution permanente des données.