Publié par Formation Médicale Continue

« J’ai sollicité les services d’un architecte, dont le respect des normes est le métier, qui a fait un diagnostic poussé, contacté la voirie, la mairie, la préfecture et tout le toutim.

Nous n’aurons droit à aucune dérogation.

Il faut installer une rampe d’accès amovible pour franchir les deux marches, poser un interphone accessible au handicapé qui devra appeler pour que je me précipite lui poser sa rampe, que je retirerai à la sortie.

 Il faudra que j’aménage mon cabinet, qui n’est pas très rand pour que le fauteuil dispose d’un cercle de 1,5 m pour faire son demi-tour.

Mettre les meubles sur roulettes amovibles serait la solution. Il faudra coller sur les parquets et sur les murs de jolis collants multi-colores pour les malvoyants.

La 2e étape sera de déposer un dossier auquel je n’entrave que couic en préfecture. L’architecte le fera.

J’aurai dépensé 1500 € sans me casser la tête, et probablement en vain.

 

Le résultat sera probablement le suivant : la réflexion est très avancée de fermer notre cabinet de deux médecins de « XXXX », bourgade de 1300 habitants et de le transférer à « YYYY », riante ville médiévale de 12 000 habitants qui a perdu plus de la moitié de ses MG en un an et qui nous accueillera les bras ouverts.

 

Le 3e médecin de « XXXX »,  a annoncé que si nous partions, il prendrait sa retraite.

Une fois les 3 médecins partis, le pharmacien du village fera faillite.

 Les deux kinésithérapeutes seront mal.

 

Les patients handicapés et les personnes âgées seront accueillies dans un cabinet aux normes, à 12 km de chez eux sans transports en commun. Ils n’auront plus de kiné ni de pharmacien.

Le maire de « XXXX », n’aura que ses yeux pour pleurer devant sa mairie qui ne sera pas au normes avant lurette  non plus que la poste ni l’église d’ailleurs.

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Dr Z

Médecin généraliste - « XXXX »,

Accessibilité: réflexion..